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Luttons contre les violences faites aux femmes

Les résultats d'une enquête approfondie sur les violences envers les femmes en France (ENVEFF) réalisée en 2000 indiquaient qu'une femme sur 10 est victime de violences conjugales et que 50 000 viols sont commis chaque année sur des femmes, enfin 140 d’entre elles en meurent chaque année. A ces chiffres s'ajoutent plusieurs constats : d'une part, il s'avère que les jeunes femmes subissent au quotidien le sexisme en milieu urbain, d'autre part, si les violences sexuelles sont moins fréquentes au sein du ménage, c'est bien en revanche à l'intérieur même de la sphère familiale ou privée qu'a lieu la majorité…

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Politique de sécurité : ma réponse aux propositions de MM. Sassard et Omouri

Conseillère générale et habitante du canton de Besançon Planoise, je souhaite réagir aux propositions des deux conseillers municipaux, MM. Sassard et Omouri, de l’édition du samedi 6 novembre de L’Est Républicain.

Je suis comme eux, préoccupée par la violence dans notre ville et notre société et je n’ai aucune complaisance pour les délinquants, quels qu’ils soient, jeunes ou vieux. Je trouve que les élus sont dans leur rôle quand ils font des propositions, je suis néanmoins en désaccord profond avec les leurs. Je constate que leurs propos concernent les quartiers populaires, et particulièrement les jeunes, et cette façon de les stigmatiser est pour moi insupportable. Comme s’ils étaient les responsables de la violence de notre société ! Quant aux propositions, elles me paraissent à la fois inacceptables et inefficaces.

Placer des caméras de videosurveillance à Planoise, Battant ?


Vidéosurveillance

Je ne nie pas que dans certains endroits fermés, et donc de statut privatif ou semi privatif, la vidéosurveillance, associée à du personnel policier, ne puisse pas jouer un rôle positif. Pourtant,toutes les études et statistiques sérieuses montrent qu’elle n’a pas fait la preuve de son efficacité. Ce que l’on sait en revanche, c’est que cela coûte très cher. Ainsi, les moyens mis dans ce dispositif incertain ne seront pas affectés à d’autres dépenses publiques importantes et urgentes (encadrement des enfants dans les écoles, éducateurs au sens larges, policiers, infirmiers…). Et je n’évoque pas ici, le risque possible d’atteinte aux libertés de ce dispositif si il tombait dans des mains malveillantes…

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Pour une autre économie, un changement de cap civilisationnel, par Edgar Morin

Le magazine « Alternatives économiques » vient de publier un hors-série en format poche, « Pour une autre économie », qui dresse notamment une liste de 50 propositions pour changer de cap.

Le philosophe Edgar Morin signe la préface de cet ouvrage et plaide justement pour « un changement de cap civilisationnel », avec une économie plurielle, capable de refouler progressivement l’aire économique déterminée par le seul profit. Je vous en recommande vivement la lecture (texte ci-dessous).

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Pour une autre économie - Alternatives économiques

"Pour une autre économie" - Alternatives économiques

« L’économie sociale et solidaire s’inscrit dans la voie d’une économie plurielle. Plutôt que de croire à la fin imminente du capitalisme ou à son inéluctable perpétuation, l’économie plurielle signifie qu’il y a possibilité de refouler progressivement et systématiquement l’aire économique déterminée par le seul profit. Cela implique non seulement l’extension du champ de l’économie sociale, mais aussi un ensemble d’évolutions dans tous les domaines, et la revitalisation de la notion capitale de solidarité surtout dans un contexte de désintégration des solidarités traditionnelles.

Déjà, dans l’entreprise capitalistique, les idées d’éthique d’entreprise, d’entreprise citoyenne, de commerce équitable peuvent apporter des régulations et limiter l’impératif du profit. Mais c’est surtout au-delà, dans le domaine de la consommation et de la vie quotidienne, que s’imposent des réformes diverses mais convergentes. Ainsi s’agit-il de susciter les résistances aux intoxications consuméristes.

Il est temps de promouvoir l’alimentation de saison et de proximité qui favorise l’agriculture maraîchère et fermière, de substituer au règne du jetable celui des objets durables et des métiers de réparation, de favoriser le besoin d’objets artisanaux singuliers plutôt que d’objets industriels. Il s’agit de prendre à nouveau conscience que l’amour est plus important que l’argent et de retrouver la part de gratuité et de responsabilité qui permettent l’épanouissement des relations humaines. Il s’agit en somme de remplacer l’hégémonie de la quantité par celle de la qualité. Certes les plus démunis n’ont pas les moyens d’accéder aux produits bios et fermiers, mais cela signifie que l’économie sociale doit être accompagnée de mesures politiques pour lutter contre les misères croissantes en favorisant le développement de métiers de solidarité et de convivialité et en suscitant des grands travaux « verts ». L’économie sociale doit se développer parallèlement à une grande politique d’humanisation des villes et de revitalisation des campagnes.

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Mourir dans la dignité : 3ème journée mondiale le 2 novembre

Arbre planté par l'ADMD à la Gare d'Eau

Arbre planté par l'ADMD à la Gare d'Eau ce 2 novembre 2010

J’ai assisté, aujourd’hui, à la 3ème journée mondiale pour le droit de mourir dans la dignité, organisée par l’association ADMD (Association pour le droit à mourir dans la dignité), à la Gare d’Eau à Besançon.

La question de la fin de vie dans les pays en état de progrès scientifique et technologique avancé se pose. En effet, les avancées de la médecine ne sont pas sans apporter de nouveaux problèmes. La science n’a pas réponse à tout. Si elle repousse l’heure de la mort, elle n’assure pas pour autant la qualité de cette mort et n’en délivre pas l’humain… Ce qui est scientifiquement possible n’est pas forcément souhaitable.

Une crise culturelle sur la question de la mort est patente dans les pays développés. La société de consommation n’a pas de place pour la mort et la souffrance qui finalement est de plus en plus reléguée dans les hôpitaux. La mort se médicalise. La mort semble ne plus faire partie de la continuité de la vie, être l’étape ultime du chemin humain.La société semble démunie, ne sait plus penser, préparer, accompagner sa venue. La mort devient un problème médical.

Elle le devient d’autant plus quand elle est précédée par une maladie grave évolutive ou terminale.

La prise de conscience de la nécessité d’accompagner les personnes en fin de vie et leurs proches a eu lieu tardivement en France, elle est l’objet de toutes les attentions ces derniers temps, suite notamment aux débats sur l’euthanasie.

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