Vague blanche pour la SyrieJe souhaite relayer l’appel à la mobilisation du collectif « Vague blanche pour la Syrie » ce vendredi 15 mars, en soutien au peuple syrien réprimé et massacré par le régime de Bachar El-Assad. Ce jour-là, à 18h sur la place du 8 septembre à Besançon, de nombreuses associations et partis politiques de gauche appellent à un rassemblement pour dire stop et presser la communauté internationale à agir. Retenue à Paris à ce moment-là, je ne pourrai malheureusement pas être présente physiquement à cette manifestation mais je m’y joins totalement.

Cette situation me préoccupe particulièrement, eu égard à la gravité des crimes commis, à la durée et à l’intensité de la répression, ainsi qu’à l’impuissance de la communauté internationale.

Même si cela n’est pas suffisant devant l’urgence de la situation, je sais la France pleinement mobilisée en coulisse, à l’ONU, pour faire avancer une résolution du conflit et chasser Bachar El-Assad du pouvoir. Le Président de la République, François Hollande et le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, ont eu l’occasion à de multiples reprises d’intervenir en ce sens publiquement depuis leur prise de fonction. La France a été, et il faut le souligner, le premier pays à reconnaître officiellement la Coalition nationale syrienne comme seul représentant légitime du peuple syrien. De même, la représentation nationale dont je fais partie est régulièrement informée lors des séances de questions au Gouvernement.

Vague blanche pour la SyrieToutes les bonnes volontés œuvrent à leur niveau, en dépit des forces contraires que représentent les pays amis du régime de Bachar El-Assad et du morcellement de l’opposition syrienne qui peine encore à se structurer pour peser. La Ligue arabe, le 7 mars dernier, a d’ailleurs enjoint la coalition syrienne à former une entité exécutive pour occuper le siège de la Syrie dans ses instances. C’est un pas de plus.

Aujourd’hui encore, 14 mars, Laurent Fabius a indiqué que la France et le Royaume-Uni avaient pris position pour demander « la levée de l’embargo sur les armes, parce que les résistants doivent avoir la possibilité de se défendre ». Si l’Union européenne ne trouvait pas de majorité pour lever cet embargo, les deux pays prendront leurs responsabilités en agissant directement.

De même, les multiples rapports d’ONG rendus ces derniers mois, dont le dernier de la Commission d’enquête des Nations unies sur la Syrie le 19 février 2013, alertent sur les souffrances endurées par le peuple syrien en raison de la radicalisation et de la militarisation croissante de la crise ainsi que sur la situation humanitaire désastreuse. Ce rapport insiste sur les crimes contre l’humanité commis par les forces gouvernementales et les milices qui leur sont affiliées. Il évoque également des atteintes aux droits de l’Homme par des groupes armés d’opposition, en soulignant qu’ils ne sont pas comparables en termes d’intensité et d’échelle.

Dès lors, aujourd’hui, chaque pays est placé face à ses responsabilités pour trouver une issue rapide à cette incessante barbarie. Ceux qui, à l’heure actuelle, soutiennent encore le régime de Bachar El-Assad auront aussi à rendre des comptes.

De mon côté, militante des droits de l’Homme de longue date, je ne peux être que sensible à cette interpellation. Voici, ci-dessous, quelques uns des clips de « 2 minutes pour la Syrie ».


2′ pour la Syrie - Stéphane Hessel par vagueblanchepourlasyrie


2′ pour la Syrie - Robert Badinter par vagueblanchepourlasyrie


2′ pour la Syrie - Emily Loizeau par vagueblanchepourlasyrie