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Evaluer une politique est aussi une question… politique

Evaluer Une Politique Est Aussi Une Question… Politique

Au-delà de l’injure, peu favorable au débat, le dernier livre de Pierre Cahuc et d’André Zylberberg, Le négationnisme économique, a déjà suscité de nombreuses réactions, essentiellement de leurs collègues économistes. Députée, rapporteure de la commission d'enquête parlementaire sur les 35 heures, dont les auteurs ont mis en cause le sérieux, je souhaitais également apporter ma contribution à la discussion. Les réponses plus construites ont permis, de façon claire et argumentée, à l’image de celle d’André Orléan, de mettre au jour les grandes confusions épistémologiques qui traversent l’ouvrage, qui prétend séparer d’un trait net et définitif ce qui relèverait de « la science »…

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Une autre répartition du temps de travail

Une Autre Répartition Du Temps De Travail

Loin de la loi travail adoptée par le coup de force du 49-3 à l'Assemblée nationale mardi 10 mai, un collectif a lancé un appel, dans le magazine Alternatives économiques, pour remettre la réduction du temps de travail au cœur du débat. Cet appel s'appuie sur les convictions des signataires qui considèrent que nous devons partager le travail et les richesses afin d'avoir les moyens de vivre décemment ; que nous ne sommes pas uniquement des travailleurs et que notre humanité a besoin de temps libre, de temps bénévole à partager, de temps pour sa famille et ses amis, de temps pour soi, pour se réaliser pleinement. Il…

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Soutien au journal Alternatives Economiques

La presse écrite est en crise, concurrencée par le développement de la presse sur Internet et la formation de grands groupes de presse rattachés à d’importantes structures financières.

J’attire donc aujourd’hui votre attention sur le journal Alternatives Economiques. Le mensuel fait en effet partie de ces journaux indépendants, ayant peu de recettes publicitaires et qui font donc face à des pertes financières croissantes depuis quelques années. (Ce sont aussi, jusqu’à ce jour, les journaux les moins accompagnés par les aides d’Etat ; à ce titre, Fleur Pellerin a annoncé vouloir réorienter les aides, trop importantes pour la presse de divertissement et de loisir, en les dirigeant vers ce type de médias.)

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Guillaume Duval : « France : le piège se referme »

Alternatives économiquesJe souhaite partager cet article de Guillaume Duval, publié hier sur alternatives-economiques.fr.

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A cause des contraintes européennes, les marges de manœuvre de François Hollande et du gouvernement étaient limitées. Mais les mesures engagées ne vont pas dans le bon sens.

Le gouvernement français a donc finalement renoncé à demander à Bruxelles un délai supplémentaire pour ramener le déficit public sous la barre des 3 %. Ce qui l’amène à prévoir pour l’an prochain des mesures douloureuses socialement et politiquement difficiles à défendre comme la poursuite du gel du point d’indice des fonctionnaires, le blocage des retraites et des prestations sociales ou encore le report de la revalorisation du RSA prévue dans le cadre du plan de lutte contre la pauvreté. Entre la pression exercée sur la compétitivité française par la course au moins-disant social engagée chez nos voisins et le carcan budgétaire imposé par le TSCG dans la zone euro, la France se trouve prise dans un double piège : elle est obligée de rentrer dans une spirale déflationniste dont elle ne peut guère tirer de bénéfice.

Le piège de la course au moins-disant social

Depuis 2010, la France était un des pays de la zone euro qui avait le moins souffert de la crise parce que sa demande intérieure s’était maintenue. Fort heureusement, car cela a contribué de façon déterminante à éviter que la zone euro ne s’effondre. Il en était ainsi parce que le pays n’avait pas subi jusqu’ici de déflation salariale ni de baisse des dépenses publiques. Ce n’était pas le cas en revanche de la plupart de nos voisins en dehors de l’Allemagne, et notamment des pays les plus en crise : ils ont baissé rapidement leurs couts salariaux et donc restreint fortement leur demande intérieure. Résultat : alors que l’Espagne par exemple était avant la crise un des pays vis-à-vis duquel la France dégageait le plus d’excédents extérieurs avec un surplus de 6,3 milliards d’euros en 2007, l’Hexagone a enregistré un déficit de 1,9 milliard de mars 2013 à février 2014. Ce mouvement a donc nettement dégradé les comptes extérieurs du pays car, contrairement à l’industrie allemande, l’industrie française exporte peu hors de l’Europe. De plus, la course au moins-disant social engagée chez nos voisins a exercé une forte pression à la baisse sur les prix industriels, d’où une diminution des marges des entreprises françaises. C’est ce double constat qui avait conduit aux 20 milliards d’euros de baisse du coût du travail décidés en 2012 avec le CICE, devenus 30 milliards avec le pacte de responsabilité.

L’impossible équation budgétaire

Mais parallèlement François Hollande s’était aussi engagé dans sa campagne présidentielle à ramener les déficits français sous la barre des 3 % dès 2013. Pour ce faire il avait procédé l’an dernier à un tour de vis budgétaire sans précédent de 30 milliards d’euros (20 milliards d’euros de hausse d’impôts, 10 milliards de baisse des dépenses). Comme c’était prévisible, ce tour de vis a tellement cassé l’activité qu’il n’a finalement pas eu du tout les résultats escomptés en termes de réduction des déficits : ceux-ci ne sont revenus qu’à 4,3 % du PIB. Entretemps la Commission européenne avait cependant accepté de repousser à 2015 l’échéance à laquelle la France devait ramener ses déficits à 3%.

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Tribune : "L’égalité entre hommes et femmes commence dès la naissance", par Claire Alet

Je souhaite vous faire partager la lecture de cette tribune de Claire Alet, journaliste au magazine Alternatives économiques, parue dans Libération il y a quelques jours au sujet de l’égalité femmes-hommes. Cela permet d’alimenter nos réflexions en vue du futur projet de loi qui sera présenté en conseil des ministres très prochainement et sur lequel je m’impliquerai.

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Claire AletLe 23 mai, une étude de l’Institut national d’études démographiques (Ined) faisait le buzz : «Près d’un enfant de parents séparés sur cinq ne voit jamais son père.» Libération se faisait d’ailleurs l’écho de cette publication en concédant qu’elle «fournit, bien malgré elle, de la rancœur à remâcher à ceux qui clament que les pères sont les parents pauvres du divorce». Le pédopsychiatre Marcel Rufo reprenait de son côté les résultats de cette étude sur France Inter dans une de ses chroniques matinales, en s’interrogeant sur les risques pour les enfants de ne jamais voir leur père.

Mais quelques jours plus tard, une autre publication, d’un autre organisme public, ne faisait elle, aucun bruit. La Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques, la Drees (1), montrait que dans un couple le temps consacré aux enfants, sans la présence de l’autre conjoint, est en moyenne d’une heure et vingt et une minutes par jour pour les femmes et de trente et une minutes pour les hommes. De plus, les mères s’occupent davantage des soins et des déplacements des enfants, quand les pères se consacrent aux activités de sociabilité et de loisirs. Autrement dit, les hommes s’investissent majoritairement dans des activités parentales plus valorisées.

Mettons en parallèle ces deux publications. Est-ce que le constat de l’une n’expliquerait pas les résultats de l’autre ? Si les tâches parentales étaient mieux équilibrées entre les pères et les mères lorsqu’ils sont en couples, cela ne permettrait-il pas un partage plus équitable au moment du divorce ?

Les associations de pères, qui dénoncent à juste titre cette iniquité au moment du divorce, rappellent souvent que trois enfants sur quatre résident chez leur mère. Ce qui est confirmé par les chiffres du ministère de la Justice. Mais une autre statistique est moins connue : la moitié des divorces impliquant des enfants mineurs sont des divorces par consentement mutuel. Cette procédure implique que les deux époux en cours de séparation déposent devant le juge une requête dans laquelle ils doivent se mettre d’accord sur les points principaux, dont la garde des enfants. Le juge ne fait que valider cette requête. Or, dans les divorces par consentement mutuel, la résidence des enfants est fixée chez la mère dans 72 % des cas.

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Quotient familial : à lire

Dans la suite du débat sur l'évolution du quotient familial et de ma position que j'ai relayée ici, je vous invite à lire un article très intéressant que j'ai découvert sur le site d'Alternatives économiques. Il s'agit de « Crédit d'impôt plutôt que quotient familial : une sacrée bonne idée ! », de Denis Clerc, économiste et fondateur d'Alternatives économiques. Il apporte un éclairage précieux sur les alternatives possibles au quotient familial, qui ne seraient en rien un frein à la natalité et avantagerait les familles modestes.

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