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Filière Comté : l’enjeu du collectif

Filière Comté : L’enjeu Du Collectif

Le Comté, premier fromage AOP de France, est l’un des fleurons agroalimentaires de notre région. Fruit d’une longue histoire depuis les XIIe et XIII siècles, le Comté est aussi le produit d’une filière ancienne, organisée et solidaire. C’est d’ailleurs l’un des aspects qui m’a le plus étonné et enchanté lorsque je me suis intéressée de plus près aux questions agricoles dans le cadre du travail parlementaire. Ces dernières semaines, cette belle filière est néanmoins agitée par le débat suscité par l’utilisation d’un robot de traite des vaches dans une exploitation agricole, toléré par une décision de justice mais en contradiction…

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Agriculture : l’avenir au prix d’un nouvel équilibre des rapports de force

Agriculture : L’avenir Au Prix D’un Nouvel équilibre Des Rapports De Force

Sous-jacente depuis plusieurs mois, plusieurs années, la crise de secteurs importants de la production agricole française est actuellement à un niveau très aigu. L’angoisse, la détresse parfois, exprimée par de nombreux agriculteurs nécessite de trouver des solutions durables et porteuses d’avenir, à la hauteur des enjeux et de travail irremplaçable réalisé au quotidien par des femmes et ces hommes aux quatre coins de notre territoire, comme en témoigne chaque année leur présence au salon de l’agriculture. Le constat est largement partagé : hausse des coûts d’exploitation, baisse des prix payés par les transformateurs et les distributeurs, concurrence européenne et mondiale, surproduction,…

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Crise agricole : des clés pour comprendre

Crise Agricole : Des Clés Pour Comprendre

La crise qui secoue des pans entiers de l’agriculture française est profonde et structurelle. Elle touche fortement les productions standards dans les secteurs de la viande porcine, de la viande bovine et du lait. Chacun de ces secteurs est particulier et obéit à des règles et des ressorts qui lui sont propres, ce qui rend toute réponse globale et uniforme, relativement inefficace sur le moyen et le long terme. Aussi, parce que l’agriculture française est un secteur à la fois essentiel pour l’économie de nos territoires mais également vital pour notre qualité de vie et la préservation de notre environnement,…

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Crise de l’agriculture : remettre les producteurs au centre d’un système à repenser

Crise De L’agriculture : Remettre Les Producteurs Au Centre D’un Système à Repenser

Depuis plusieurs jours, plusieurs semaines parfois, une partie des agriculteurs du pays manifeste tout à la fois colère et détresse face à une situation qui s’est progressivement dégradée dans 3 secteurs principaux : l’élevage bovin, l’élevage porcin et la production laitière standard. La cause commune : une rémunération insuffisante des producteurs par l’aval des filières, qui ne permet plus de couvrir le coût de revient des productions et donc de dégager un revenu décent – parfois même un revenu tout court. En effet, entre le prix payé au producteur et le prix payé par le consommateur final, il y a actuellement une…

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Trop bon pour être jeté

Le Ministère de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt a mis en place en 2013, le Pacte national de lutte contre le gaspillage alimentaire visant à diminuer par deux le gaspillage en France d’ici à 2025. Le gaspillage alimentaire dans la consommation des ménages en France représente en moyenne 20 kg de déchets par an et par personne dont 7 kg de déchets alimentaires non consommés encore emballés. Jeter de la nourriture alors que de nombreux Français dépendent de l’aide alimentaire pour vivre doit nous poser problème. L’union locale de la CLCV Besançon, a décidé de s’engager concrètement contre…

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France-Suisse : un projet pour encourager la place des femmes en agriculture

Vendredi 20 mars, j’ai participé à Yverdon-les-Bains, à la journée de clôture du projet FARAH (Femmes en Agriculture : Responsables et Autonomes en complémentarité avec les Hommes), un programme de coopération territoriale franco-suisse 2012-2015, dans le cadre des fonds INTERREG, mené côté français par TRAME (centre de ressources agricole et rural) et côté suisse par Agridea (développement de l’agriculture et de l’espace rural). L’après-midi, la table ronde lors de laquelle je suis intervenue avait pour thème « L’égalité homme-femme : au-delà des lois ».

Le projet FARAH constitue à mon sens une démarche particulièrement intéressante et innovante. Il part du constat que les femmes jouent un grand rôle dans le secteur agricole, en France comme en Suisse. Mais elles souffrent d’un manque de visibilité, tant au niveau de l’exploitation que des instances représentatives agricoles. Quelques chiffres et faits en témoignent :

  • 5 500 femmes participent à l’activité agricole en Franche-Comté (28 % des actifs agricoles permanents) et 61 300 en Suisse (37 % des actifs agricoles permanents)
  • 19 % des chefs d’exploitations ou coexploitants sont des femmes en Franche-Comté, contre seulement 5 % en Suisse, où les femmes ne bénéficient pas d’un statut aussi étoffé qu’en France
  • Les femmes sont moins présentes dans les organisations techniques et spécialisées, et davantage dans les organisations économiques et sociales
  • Peu de femmes occupent des postes clés, surtout quand les responsabilités s’éloignent du local, tant en Franche-Comté qu’en Suisse

Pourtant, bien souvent, les femmes endossent le rôle d’intermédiaire entre différents secteurs de la population : famille, associations, activités hors exploitation, tourisme…, ce qui les conduit à bénéficier d’un « capital social » supérieur et plus varié que les hommes.

Pour des raisons économiques, les femmes conservent de plus en plus souvent un emploi à l’extérieur de l’exploitation agricole ou s’engagent dans la diversification, ce qui se traduit de fait par une surcharge de travail dans la mesure où elles ne sont pas soulagées dans la même proportion de leurs activités « traditionnelles » (tâches domestiques, familiales…).

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L’agriculture tient son 52ème salon à Paris

Pour sa 52ème édition de 21 février au 1er mars, le salon international de l’agriculture (SIA) met en avant l’agriculture en mouvement. A quelque mois de la conférence mondiale « Paris climat 2015 », le salon est l’occasion de rappeler que l’agriculture est utile à la planète pour mieux manger et préserver l’environnement grâce à l’innovation.

En ce début d’année 2015, le salon de l’agriculture est aussi un moment privilégié pour faire le point sur la situation du monde agricole, quelques mois après le vote de la loi d’avenir pour l’agriculture et après l’entrée en vigueur de la nouvelle politique agricole commune (PAC), qui doit privilégier les exploitations de taille raisonnable et encourager les comportements environnementaux vertueux à travers le « paiement vert ». En résumé : vérifier qu’agriculture et écologie peuvent aller de pair au service du développement de territoires et des richesses, afin de réorienter progressivement les modèles de production.

Avec ses productions sous signes de qualité (AOC-AOP, IGP, labels…), la Franche-Comté est particulièrement en pointe et les agriculteurs locaux doivent bénéficier de ce rééquilibrage vers une PAC plus juste et plus verte.

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Transparence des GAEC : l’Europe valide la position française

C’est officiel. Les autorités de l’Union européenne ont confirmé à Stéphane Le Foll, ministre de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt, qu’elles validaient l’interprétation de la France concernant la transparence dans l’attribution des aides de la PAC pour les GAEC (groupements agricoles d’exploitation en commun). Il s’agit d’une avancée significative, qui vient conforter le travail du ministre, de la profession agricole et des parlementaires.

Concrètement, cela signifie que – comme je l’avais défendu lors de l’examen de la loi d’avenir en début d’année – chaque agriculteur et chaque agricultrice membre d’un GAEC bénéficiera bien des aides de la PAC au même titre qu’un agriculteur individuel, quel que soit l’historique du GAEC. Cela permet d’encourager une agriculture avec des agriculteurs chefs de leur exploitation et non pas des dirigeants « hors sol », sans compétences agricoles, employant des salariés.

Les agriculteurs associés dans toute forme sociétaire, notamment les EARL entre époux (exploitations agricoles à responsabilité limitée), pourront donc se transformer en GAEC et ainsi bénéficier des mêmes aides qu’à titre individuel.

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