L’enquête IPSOS  présentée hier par le secours populaire français est sans appel : la pauvreté a progressé en France en 2013 et notamment chez les femmes.

La crainte de devenir pauvre a augmenté de 3% et concerne désormais 59% des personnes interrogées et 86% des Français considèrent que leurs enfants ont encore plus de risques qu’eux-mêmes de connaître des difficultés financières.

Parmi ces personnes, de plus en plus nombreuses, confrontées à la pauvreté, on dénombre 55% de femmes.  9 Français sur 10 ont d’ailleurs le sentiment qu’autour d’eux des femmes sont en situation de précarité.

Cette enquête confirme l’urgence de réduire les inégalités, au sein de la société en générale, mais également entre les femmes et les hommes.

Pour limiter la précarité des femmes, les Français placent d’ailleurs au premier plan la lutte contre les écarts de salaires entre les femmes et les hommes à poste équivalent, l’ouverture de crèches et de solutions de garde, la revalorisation des pensions de retraites pour les femmes qui ont interrompu leur carrière, la lutte contre les temps partiels subis et l’orientation des femmes vers des études dans des domaines porteurs.

En cela, je crois que le gouvernement  fait preuve de responsabilité en présentant le projet de loi égalité Femmes/hommes au début de l’été et en affirmant il y  a quelques jours  que la réforme des retraites devait être un levier pour l’égalité femmes-hommes. Reste à traduire ces objectifs dans la réalité.

Je suis convaincue et mobilisée pour que ces deux textes permettent des progrès importants notamment à travers l’expérimentation d’une « garantie publique des impayés des pensions alimentaires », le renforcement des obligations des entreprises en matière d’égalité femmes/hommes ou encore la baisse du nombre d’heures de travail pour valider un trimestre (200 à 150) et la prise en compte des trimestres pendant les congés maternités.

Néanmoins, ces résultats et les récits de vie qui y sont accolés doivent nous conduire, également, à accentuer les mesures de partage de richesses, de revalorisation des bas salaires et de réévaluation des minimas sociaux.