TGV à FrasneComme j’ai pu l’indiquer mi-novembre à Patrick Genre, maire de Pontarlier et encore ces derniers jours à Dominique Roy, président de la Chambre de commerce et d’industrie territoriale du Doubs, qui m’avaient tous deux adressé une motion adoptée au sein de leur assemblée, j’apporte mon total soutien aux démarches entreprises par la ville de Pontarlier, la commune de Frasne, la Région Franche-Comté, les associations d’usagers et toutes celles et ceux – élus, salariés et citoyens – qui sont attachés au maintien de liaisons ferroviaires fortes dans le Haut-Doubs. Les arguments développés conjointement par toutes les parties prenantes sont, à mes yeux, parfaitement légitimes et doivent être entendus.

Il me semble nécessaire également de souligner que cet enjeu dépasse largement le cadre du Haut-Doubs. Certes, ces liaisons sont indispensables pour le développement économique et social de cette partie de notre territoire et c’est déjà un argument suffisant. Mais c’est aussi l’équilibre territorial de notre région qui se joue, ainsi que la conception que nous avons de la mission du transport ferroviaire et de l’acteur historique qu’est la SNCF.

Il n’est pas de bonne politique, en ce domaine comme dans d’autres, qui ne prenne en compte que la rentabilité financière et les froides statistiques. Les voies de communication, et c’est particulièrement vrai pour le transport ferroviaire, jouent un rôle capital dans l’aménagement du territoire. S’il est sans doute utile et nécessaire de développer des lignes à grande vitesse, il convient aussi de ne pas oublier les liaisons existantes et leur intérêt pour l’aménagement du territoire et son développement.