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La publication dans la presse d’un certain nombre d’éléments  d’enquête ou de contenus d’écoutes judiciaires mettant en cause Jean Noël Guerini, président du Conseil Général des Bouches du Rhône sont, s’ils sont  avérés, d’une extrême gravité pour l’image et l’avenir de notre parti et de la démocratie dans notre pays. Tu as raison de rappeler qu’il « faut laisser faire la justice » et que « nous n’avons pas à anticiper ses décisions ».

Mais le « rapport de constatation » d’Arnaud Montebourg révèle également un fonctionnement, qui  certes n’a « rien de répréhensible » sur le plan légal mais qui néanmoins nous  interpelle car il décrit une dérive qui dépasse largement cette fédération. «  La culture du chef », « le clientélisme féodal » constituent des pratiques  qui s’installent peu à peu  dans le quotidien de la vie de nos fédérations. Ces habitudes  ne relèvent  pas d’un projet prémédité ou de la volonté malfaisante de quelques grands élus, elles  se  mettent banalement en place au nom d’une efficacité politique à courte vue. Le résultat semble en apparence positif en terme électoral mais il est détestable et dangereux à long terme, au regard de nos valeurs et de la démocratie elle-même. La défiance généralisée envers la « classe politique », l’abstentionnisme  et le développement des différentes  formes du populisme  nous le rappellent tous les jours.

Tu as courageusement  mis « la question démocratique » au coeur de notre projet et  affirmé la nécessité « de nouvelles pratiques démocratiques pour que les citoyens contribuent réellement aux décisions et à la transformation de la société ». Il est aujourd’hui urgent de redonner du crédit à la parole politique en exigeant de notre parti un comportement exemplaire en matière d’éthique républicaine et de respect des citoyens et des militants. L’application des décisions  de non cumul, de la parité, le renouvellement et diversifications  de nos adhérents et de nos élus, la séparation entre les structures d’élus et celles du parti, la transparence des votes et des désignations de candidats sont  des limites que nous devons  nous imposer nous-mêmes face à nos propres risques de démesure ou de tentation autocratique.