Hier, dans un communiqué de presse, Marion Maréchal Le Pen s’est offusquée de la nomination d’Harlem Désir, non pas pour une quelconque raison politique, mais du fait son engagement anti-raciste. Je suis indignée par de tels propos.

Rappelons tout d’abord qu’Harlem Désir est porteur d’une Motion qui a des chances sérieuses d’arriver en tête au congrès du Parti Socialiste. Il l’est pour des raisons politiques que l’on n’est pas obligé de partager mais qui ont leur légitimité. Le fait qu’il ait été dans sa jeunesse leader d’une association anti-raciste n’en est pas la cause, mais cet engagement l’honore et honore le parti socialiste.

Il s’agirait selon les propos de cette députée d’une façon « de culpabiliser les Français en assimilant toute politique de préférence nationale à du racisme et en poursuivant devant les tribunaux tous ceux qui doutent des bienfaits de l’immigration massive ».

Ces propos sont particulièrement choquants et révélateur de l’idéologie du Front national puisque selon eux, il serait scandaleux que le Parti socialiste nomme quelqu’un qui a milité contre le racisme et les discriminations.

Rappelons leur toutefois, même s’il cela semble les contrarier, que le racisme et la discrimination sont des délits et ce depuis la loi du 1er juillet 1972. Au-delà, c’est une atteinte à l’Egalité garantie elle depuis 1789 et érigée dans notre devise républicaine.

Le communiqué de Marion Maréchal Le Pen vient rappeler, une nouvelle fois, le vrai visage de l’extrême-droite française.