Agglomération, Département

Parrainage républicain

Ce samedi 24 avril, j'ai participé à la cérémonie de parrainage républicain de personnes sans-papiers, salle Renée et Jules Rose, dans le quartier de Montrapon. Avec Jean-Paul Vogel, Président de la Ligue des droits de l'Homme de Besançon, nous parrainons un monsieur kurde de 50 ans.

Il appartient à cette forte minorité kurde de Turquie, qui est violentée pour cette seule raison. Il est venu pour la première fois en France en 1988 et a du retourné en Turquie en 1992 où il a été emprisonné et torturé en raison de ses engagements politiques. Il est revenu en France en 2004 où il a demandé l'asile politique qui lui a été refusé par deux fois. Il a donc du repartir. Il est à nouveau revenu en 2007 parce que trop menacé. On ne lui reconnait pourtant toujours pas le droit à l'asile politique.

C'est la 4ème fois que je participe à ces parrainages républicains et je continuerai à le faire car je crois que c'est mon devoir de citoyenne et d'élue. Ces familles et ces personnes seules qui quittent des lieux dans lesquels eux et leur familles sont menacés, dans lesquels ils ont souvent été torturés, soit pour leur engagement, soit pour leur croyance, soit simplement parce qu'ils ne sont pas nés au bon endroit, au bon moment. Ces familles pourraient être les nôtres, si nous n'avions pas eu la chance d'être nés en France.

C'est ainsi aussi un honneur qu'ils nous font en choisissant notre pays pour vivre leur vie libre et faire grandir leurs enfants. Ce parrainage est pour les parrains que nous sommes une façon de leur accorder une sorte de protection, notre soutien dans leurs démarches et une façon de les accueillir dans la République telle que nous la concevons.

En tant qu'élue, je considère qu'il est dans mon rôle de soutenir le travail des associations mobilisées (RESF, CDDLE, LDH, CIMADE) et de soutenir ces familles, en étant leur parole, car eux n'ont plus guère de voix tant leur existence est difficile et en disant que je ne fais pas mienne la politique gouvernementale et internationale concernant les victimes de violence, de la guerre, pour lesquelles ils ne sont pour rien.

Enfin, si notre pays est aujourd'hui la destination d'émigrants du sud et de l'est, c'est aussi parce qu'on ne s'attaque pas aux déséquilibres entre le nord et le sud et aux graves inégalités mondiales. De plus,  je tiens à dire à tous ceux qui s'interrogent sur le fait que ces personnes soient en situation irrégulière, que les irrégularités commises à leur égard sont autrement plus graves et sont la cause de leur situation d'aujourd'hui. De même, il est vrai que nous ne pouvons pas "accueillir toute la misère du monde". Néanmoins, aujourd'hui ils sont sur notre territoire. Je crois que la France a les moyens et le devoir de les accueillir dans des conditions dignes.

Habitat et Humanisme

Vendredi s'est tenue l'assemblée générale de l'association Habitat et Humanisme à laquelle je suis adhérente.

Cette association a été créée à Lyon en 1985 par Bernard Devers, ancien professionnel de l'immobilier devenu prêtre. L'association agit depuis 25 ans en faveur du logement et de l'insertion des personnes en difficultés et s'est fixé les objectifs suivants :

  • permettre l'accès des personnes en difficulté à un logement décent et à faible loyer
  • contribuer à la mixité sociale dans les villes en privilégiant les logements situés au coeur des agglomérations
  • accompagner les personnes logées pour favoriser le retour de l'estime de soi, l'acuisition de l'autonomie et la reprise de liens sociaux.

L'association est présente dans 62 départements, dont le Doubs. Si vous êtes intéressés pour être bénévole ou que vous souhaitez avoir davanatge d'informations vous pouvez les contacter : 

  • 35, rue du Polygone à Besançon,
  • au 03 81 59 05 82
  • ou par mail à habitat-humanisme.doubs@wanadoo.fr

Dalil Boubakeur à Besançon

Hier, Dalil Boubakeur, le recteur de la Mosquée de Paris, qui est aussi le Président du Conseil français du culte musulman (CFCM), était à Besançon au grand Kursaal pour parler de « L’Islam aujourd’hui à la croisée des chemins entre modernité républicaine et fondamentalisme communautariste ». J’avais déjà lu certains de ses propos, mais je ne l’avais jamais entendu en conférence et je dois dire que j’ai été assez impressionnée par l’érudition de son discours et la force de son engagement, particulièrement concernant la laïcité.

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MERCI !

Minibarrette_lettre_merci

Chers amis,

Je vous prie tout d’abord de bien vouloir excuser mon temps de réaction, mais dès le lundi 18 juin, la vie “normale” à repris son cours. Pour moi, cela a été 2 jours de surveillance pour le bac, un déménagement et, il faut bien le dire, un petit temps pour me remettre du résultat.

Car si le résultat est particulièrement encourageant, comme beaucoup d’entre vous ont eu la gentillesse de me le dire, c’est tout de même une défaite.

Le score sur Besançon est particulièrement prometteur (56,07 %), et forcément, il l’est un peu moins sur la périphérie. Mais partout dans la circonscription, nous avons fait tous ensemble un résultat (49,85%) bien meilleur que celui de Ségolène Royal (48,1%). Ce résultat, c’est à votre engagement, à votre soutien, que je le dois. Celui d’un certain nombre d’élus locaux qui sont appréciés, au-delà de leur couleur politique, en raison de la qualité de leur travail sur le terrain, de leur honnêteté, de leur personnalité. Je le dois également et surtout à l’engagement de certains secrétaires de sections, de militants et de citoyens qui m’ont non seulement fait confiance mais qui ont, en plus, donné sans compter de leur temps, de leur énergie et de leur matière grise.

Nous devons nous appuyer sur ce résultat pour continuer la mobilisation. Nous n’allons pas attendre 5 ans avant de retrouver le terrain. Nous n’avons pas gagné cette fois-ci, mais l’occasion nous est offerte de montrer que la politique ne se limite pas aux campagnes électorales. C’est pourquoi je vous propose que nous poursuivions le travail entrepris ces 9 derniers mois selon des modalités que nous discuterons collectivement.

Bien à vous,

Barbara Romagnan