Vie locale
Ecole en danger : Rosemont-Pesty, mon courrier au Recteur
28/01/12
Aujourd’hui, des parents d’élèves, des enseignants, des citoyens sont mobilisés pour la défense de leur école et de ce fait pour la qualité de l’éducation de façon plus générale.
Voici le courrier que je viens d’adresser au Recteur de l’Académie de Besançon, en soutien aux revendication des enseignants et des parents de l’école Rosement-Pesty.
Monsieur le Recteur d’Académie,
Je m’adresse à vous, à travers ce courrier, afin de solliciter toute votre attention quant à la menace de suppression de postes qui pèse sur l’Ecole Rosemont-Pesty.
Au delà de sa fonction première d’éducation, cet établissement situé au coeur du quartier Pesty, réhabilité avec succès, joue un rôle primordial de développement et de cohésion et bénéficie d’une véritable mixité sociale.
Or, pour être un vecteur de progrès et répondre aux objectifs éducatifs, que visent le projet académique 2011-2014, de réussite et d’accompagnement de chaque élève en prenant en compte ses particularités, cette école a besoin des ressources humaines adaptées et suffisantes. D’autant que chaque année, cet établissement accueille de nombreux enfants du voyage, qui sont intégrés dans les classes selon leur âge et leur niveau.
Pourtant, il est envisagé de fermer, très prochainement, une classe et de supprimer un poste appartenant aux réseaux d’aides spécialisées aux élèves en difficulté (RASED). C’est pourquoi, je partage aujourd’hui l’ensemble des profondes inquiétudes dont m’ont fait part les parents d’élèves, qui m’ont alertée d’un tel projet.
Alors qu’à la rentrée 2011, l’équipe pédagogique a déjà été sensiblement réduite par la perte d’un poste RASED et d’un emploi de vie scolaire, une nouvelle suppression de poste sera indéniablement très lourde de conséquences.
Le coût du logement
15/01/12
Ce samedi des locataires de Planoise ont manifesté contre l’augmentation du coût de leur logement. N’ayant pu me rendre à cette mobilisation voici le courrier que je leur ai adressé :
« Vous allez à nouveau manifester ce samedi 14 janvier pour demander l’arrêt des hausses de loyer et de charges et pour limiter leur augmentation à 10 % en cas de rénovation, et plus localement, pour une annulation du rappel de charge 2009 pour Habitat 25.
Je n’ai, malheureusement, pas les moyens de répondre aux problèmes que vous soulevez et que vous vivez dans l’immédiat et votre mobilisation à ce sujet m’apparaît tout à fait légitime. Puisque je ne pourrai pas être présente à vos côtés à cette occasion, je souhaite par cette lettre vous donner mon point de vue sur cette situation.
La politique du logement conduite par l’État est aujourd’hui particulièrement défavorable aux offices HLM. Le budget national du logement d’environ 37 milliards d’euros, avait jusqu’alors pour priorité le logement public, le logement social. Ce n’est hélas plus le cas actuellement.
Le gouvernement a inversé cette priorité. Celle-ci est maintenant clairement en faveur du logement privé. Alors que 70 % du budget était consacré au logement public, aujourd’hui, nous n’en sommes plus qu’à 32 %, alors que 35 % est consacrée au locatif privé et 33 % aux propriétaires occupants. C’est donc 70 % de ce budget qui est désormais consacré au logement privé.
Parallèlement à ce retournement, on assiste à un sévère désengagement de l’État. Entre 2008 et 2011, les crédits d’aide à la construction sont passés de 800 à 473 millions d’euros (- 40 %) en application de la loi de programmation financière triennale votée par vos députés actuels.
Vous subissez ainsi largement les effets de cette politique antisociale du gouvernement, car les ressources des offices HLM sont, plus que jamais, presque réduites aux loyers que vous versez.
Conseillère générale et, à ce titre, administratrice d’Habitat 25, j’ai cherché, avec les autres membres du Conseil d’Administration, à faire en sorte que les hausses de loyer soient les plus contenues possibles, que la nouvelle charte de réhabilitation vous accorde la place qui est la vôtre en donnant le dernier mot aux locataires, que les logements rénovés ou nouveaux permettent des économies de charges, tout en permettant l’entretien du parc de logement pour vous et pour ceux qui vous succèderont.
J’ai bien conscience de la limite de mon courrier. Néanmoins, sachant que certains d’entre vous vivent des situations financières vraiment difficiles et parce que la préservation de votre niveau de vie m’importe, je tenais à vous dire que je comprends votre mobilisation et que j’en suis solidaire.
Barbara Romagnan
Conseillère générale du canton de Besancon-Planoise
Administratrice d’Habitat 25
La lettre d’octobre 2011
19/11/11
Comme chaque année, je rends compte de mon mandat de Conseillère générale, grâce à une lettre distribuée aux habitants de Planoise et des Tilleroyes. J’ai distribué cette lettre au cours des dernières semaines. Je vous invite à la lire et à me faire part de vos remarques. Vous pouvez me contacter par courriel ou grâce au formulaire de contact sur ce site.
« La Roue de Secours » vers l’emploi
3/10/11
Cette après-midi, j’ai rendu visite à l’association La Roue de Secours, qui travaille au service des plus fragiles et des plus isolés d’une manière remarquablement utile : mettre des véhicules à disposition des personnes. Cela peut sembler peu de choses, tout comme les renseigner sur des déplacements grâce à une plateforme de mobilité… Mais cela représente beaucoup au contraire, pour celui ou celle qui vient de retrouver un emploi ou une formation, et ne dispose pas de solution pour s’y rendre.
On est malheureusement souvent prompt à oublier à notre époque que tout le monde n’a pas la chance d’avoir un véhicule… Grâce à aux membres de l’association, ce sont 193 personnes qui ont bénéficié de deux-roues en 20101. Ce sont, je pense, autant de personnes qui ont accédé à un emploi, qui s’y sont maintenus, ou qui ont pu suivre une formation.
Ce qui est donné, c’est un « coup de pouce » qui peut s’avérer crucial, et qui peut faire toute la différence entre une personne sans emploi et une personne en activité. Alors, en tant que citoyenne mais aussi en tant qu’élue, je salue le travail réalisé au quotidien sur nos territoires, non seulement ici à Besançon, mais aussi à Montbéliard et à Pontarlier, et ce depuis une douzaine d’années2. Cette association fait partie de ces très nombreuses associations sur lesquelles le Conseil général du Doubs a la chance de pouvoir s’appuyer pour mener à bien ses missions de solidarité.
Dégradations au collège Diderot : un acte scandaleux
2/10/11
Hier soir, samedi 1er octobre, de graves dégradations ont été commises au collège Diderot. Les dégats sont si sérieux que certains locaux et équipements sont maintenant inutilisables.
Les collègiens et les personnels dévoués de cet établissement travaillaient déjà dans des conditions, notamment matérielles avec les travaux, difficiles. Cet acte de vandalisme scandaleux va encore les aggraver. Alors que les enfants viennent de faire leur rentrée des classes, alors que l’école dans son ensemble est déjà attaquée par des suppressions de postes, des fermetudes de classes, le mépris de ceux qui travaillent dans ses murs, certains n’ont pas trouvé mieux à faire que de littéralement casser du matériel qui permet de se former.
Je me permets également de souligner que cela se produit dans un quartier où les personnes et les jeunes en particulier subissent les difficultés de tous ordres, plus que dans la plupart des autres quartiers de la ville, et qui se comportent, pour l’immense majorité d’entre eux, avec respect et dignité. Les personnels de l’établissements, les élèves et les Planoisiens dans leur ensemble n’ont pas mérité ça !
Je remercie l’ensemble des services du collège, de la police et des pompiers qui sont intervenus pour que cela ne s’aggrave pas davantage. Je dis ma colère et mon indignation face à ces actes de dégradation et mon soutien à ceux qui y travaillent au quotidien.
80e congrès départemental des sapeurs-pompiers à Baume-les-Dames
21/09/11

Revue des troupes par le préfet, Mme Romagnan, conseillère générale, et le directeur du SDIS. © L'Est Républicain
Baume-les-Dames. La place de la République accueillait, ce samedi, la cérémonie officielle du 80e congrès départemental des sapeurs-pompiers avec la revue des troupes, puis le défilé de matériel. Sur cette place, les anciens se rappellent que des maisons existaient jusqu’au 9 septembre 1944, date de leur destruction par les obus lors de la libération de la ville qui a vu les sapeurs-pompiers de l’époque combattre les incendies de la place de la Loi à l’église, au péril de leur vie (il y eut un mort et de nombreux blessés), ce qui a valu, aux pompiers baumois, la médaille de bronze pour acte de courage et de dévouement accompli en période de guerre.
Cet esprit de sacrifice pour les autres, on le devinait sur cette place où, anciens, cadets, professionnels, volontaires, Français et Allemands de Zell, se côtoyaient. L’union, visible, mise en avant par le lieutenant Roland Vuillemin, président de l’Union départementale, était ressentie par chacun. Il a abordé les travaux de la fédération liés à la révision de la directive européenne sur le temps de travail et la loi du 20 juillet qui apporte déjà une première réponse satisfaisante. Il a dit sa satisfaction suite à la nomination d’un pompier comme préfet, délégué à la défense et à la sécurité de la zone Est. Concernant l’Union départementale, il a déclaré que cette dernière se voulait partenaire de la direction pour l’évolution du volontariat et qu’elle allait améliorer son efficacité, sa réactivité, pour mieux informer les adhérents.
Barbara Romagnan, représentant le SDIS a évoqué le travail des volontaires et professionnels indispensable pour que la sécurité dans notre département soit une réalité. Le préfet Christian Decharrière a rappelé l’action bénévole des amicales qui donne tout son sens au grand tissu associatif formé de 3.200 adhérents. il a souligné combien les pompiers comptaient dans le paysage social français, parlé de la sécurité civile, puis indiqué que le Président de la République serait présent au congrès national.
© L’Est Républicain – Lundi 19 septembre 2011
De nouvelles places de crèche à Planoise
9/07/11
Ce matin j’ai participé à la pose de la première pierre de l’espace multi-accueil pour la petite enfance, rue d’Artois, pour lequel le Conseil général a participé à hauteur de 95 622 euros.
Je suis particulièrement sensible a cet investissement qui me semble un outil pour favoriser l’égalité à la racine. D’abord l’égalité entre les enfants quelle que soit leur origine et le niveau de revenu de leur parents. En effet, pour lutter contre les inégalités sociales, il est nécessaire de s’y atteler au plus tôt. Mais également l’inégalité entre les hommes et les femmes. On le sait, les femmes assument toujours l’essentiel des responsabilités domestiques et familiales quand elles vivent en couple. Elles représentent également 85 % des chefs de famille monoparentale. Elles sont davanatge au chômage que les hommes et quand elles occupent un emploi, il est plus souvent à temps partiel et / ou précaire. On comprend bien que les lieux d’accueil qui permette une bonne prise en charge des enfants est essentiel.
Le risque des « modes de garde à deux vitesses » / Sylviane Giampino
16/05/11
Sylviane Giampino, psychanalyste, psychologue et spécialiste de la petite enfance, que j’ai invitée ce mardi 17 mai pour débattre avec nous, a été interviewée par L’Est Républicain paru aujourd’hui.
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Psychanalyste libérale à Paris et psychologue en structures publiques en Seine-Saint-Denis, Sylviane Giampino est une spécialiste de la petite enfance. Chercheur, elle est notamment auteur de « Notre société n’aime-t-elle plus ses enfants ? »
Elle débattra demain soir à Besançon avec le pionnier de l’observation des rythmes des tout-petits, Hubert Montagner, autour du thème « Inégalités sociales, inégalités scolaires inévitables ? Les enjeux de la petite enfance », organisé par la conseillère générale de Planoise, Barbara Romagnan (PS).
Vous êtes engagée dans le réseau associatif et syndical «Pas de bébé à la consigne» après avoir animé en 2006 le collectif «Pas de zéro de conduite pour les enfants de 3 ans ». Êtes-vous une militante ?
Je suis une professionnelle qui pense qu’elle doit restituer à la société le matériau qui lui a été confié pendant son travail. Je suis désolée de voir les affres de culpabilité des mères qui travaillent.
Vous êtes invitée par une élue de la gauche du PS…
Je travaille aussi, par exemple, pour la municipalité UMP de Lambersart (banlieue de Lille), bien connue pour son action en faveur de la petite enfance.
Quels sont les avantages et inconvénients des différents modes de garde ?
Je ne vais pas faire de tableau comparatif. Un bon mode de garde correspond à la sensibilité et au mode de vie de la famille. Il garantit que la garde est confiée à un professionnel formé, encadré, soutenu.
Débat : Inégalités sociales, inégalités scolaires inévitables ? L’enjeu de la petite enfance.
16/05/11
J’ai le plaisir de vous inviter à un débat que j’organise sur le thème « Inégalités sociales, inégalités scolaires inévitables ? L’enjeu de la petite enfance » :
Mardi 17 mai 2011
19h30
Centre Nelson Mandela
13 avenue d’Île-de-France à Besançon
(Bus 5 et 10 – Arrêt « Île-de-France »)
Activités prévues pour les enfants
Pour débattre avec nous, j’ai convié :
- Sylviane GIAMPINO, psychanalyste, spécialiste de la petite enfance, auteur de Notre société n’aime t-elle plus ses enfants ?, A l’écoute des bébés et de ceux qui les entourent, Les mères qui travaillent sont-elles coupables ?, a mené le combat contre le retour du déterminisme dans la politique de la petite enfance.
- Hubert MONTAGNER, Docteur ès sciences, professeur des universités en retraite, ancien directeur de recherche à l’INSERM, ancien directeur de l’Unité “Enfance Inadaptée”, spécialiste du développement, des comportements et des rythmes de l’enfant. Durant toute sa carrière, il s’est battu pour faire connaître les besoins des enfants en termes de santé, d’environnement, d’accueil en crèche, de scolarité… Il a publié récemment L’arbre enfant. Une nouvelle approche de l’enfant.
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La petite enfance désigne les enfants ayant moins de 6 ans, les enfants qui n’ont pas encore l’âge de fréquenter l’école primaire élémentaire.
Les enfants de moins de 3 ans peuvent être accueillis de façon individuelle, par les assistantes maternelles, de façon collective, dans les structures multi-accueil (crèche, halte-garderie) ou à l’école maternelle pour les enfants de 2 ans en zones d’éducation prioritaires en particulier, s’il y a des places et s’ils sont propres. A partir de 3 ans, la quasi-totalité d’entre eux est scolarisée à l’école maternelle.
La prise en charge individuelle ou collective des jeunes enfants joue un rôle très important dans l’apprentissage de l’autonomie, du rapport aux autres, de la vie collective. C’est aussi un atout pour notre société qui permet également aux parents, presque toujours les femmes, d’engager ou de poursuivre une activité sociale et/ou professionnelle, tout en donnant aux enfants la possibilité de construire ou reconstruire des dimensions essentielles et complémentaires de celles qui se développent dans le milieu familial.
L’accueil, dans de bonnes conditions, des jeunes enfants dans des crèches, écoles maternelles mais aussi dans des structures de prévention et de socialisation est fondamental pour que chacun puisse être acteur de son développement, et ainsi se réaliser dans toutes ses dimensions, quelles que soient ses particularités et celles de sa famille. A défaut d’être suffisantes, ces structures sont indispensables pour prévenir les fragilités psychiques, réduire ou éviter les inégalités sociales et culturelles qui peuvent conduire plus tard les êtres humains à la marginalité sociale, aux “troubles” du comportement, aux conduites d’agression et de destruction.
Comment construire ou développer des structures pour que tous les jeunes enfants puissent s’installer dans l’apaisement, l’épanouissement, l’éducation et l’acquisition de toutes les formes de compétences et d’apprentissage, en particulier quand leur famille est démunie, fragile, vulnérable, “abîmée” par les blessures de la vie et/ou isolées ?
Au moment où un certain nombre de mesures et de menaces frappent ce secteur (manque de places dans les crèches, maisons d’assistantes maternelles et jardins d’éveil médiocres, décrets régressifs de la Secrétaire d’État Nadine MORANO, postes d’enseignants et de psychologues de RASED supprimés dans les écoles, système scolaire en panne…), il nous a semblé important de demander à deux professionnels reconnus dans ce domaine d’apporter leur éclairage de chercheur et de praticien sur les enjeux d’une prise en compte améliorée et intelligente de la petite enfance, mais aussi d’une amélioration de l’école.
Je vous attends nombreux !
Barbara Romagnan
Expulsion : ça se passe à Planoise
30/04/11
Mercredi 27 avril 2011, Meleka (7 ans), scolarisée dans une école de planoise, et Amra (4 mois) ZEKIROVSKI ont été arrêtées avec leurs parents. Ils sont en ce moment au Centre de Rétention Administrative (CRA) d’Oissel près de Rouen en vue d’être expulsée en Macédoine.
Pour quelle raison sont-ils arrêtés ? Pourquoi le Gouvernement veut-il les expulser ? Pas parce qu’ils auraient commis un quelconque délit, mais parce qu’ils sont en situation irrégulière. Bien sur, l’Etat a le droit de décider de qui peut rester sur son territoire. Bien sur également, la France ne peut pas accueillir tous les opprimés sur son territoire. Pourtant, aujourd’hui leur vie est en France. Ils sont sur notre territoire depuis 2 ans et ne troublent en rien l’ordre public. Retourner en Macédoine, leur pays d’origine qu’ils ont quitté n’est pas envisageable.
En effet, cette famille fait partie de la communauté rom de Macédoine. La discrimination dont est victime cette communauté a poussé la famille ZEKIROVSKI à quitter le pays. Monsieur ZEKIROVSKI est un handicapé poliomyélite dont le handicap est évalué entre 50 et 75%. Or en Macédoine, les handicapés n’ont pas leur place dans la société et sont eux aussi discriminés.
Cette double discrimination dans un pays où le chômage avoisine les 50 %, est pointée par la Commission européenne en novembre 2009, suite à la demande d’adhésion de la Macédoine à l’Union européenne.


