Développement durable et territorial

Après la catastrophe nucléaire de Fukushima : l’urgence d’un débat démocratique.

La catastrophe nucléaire de Fukushima ébranle le monde et nos certitudes. La question du nucléaire et plus généralement des choix en matière énergétique se pose avec acuité maintenant à l’ensemble des pays du monde et en particulier à notre pays qui a fait du nucléaire la clé de son indépendance énergétique et un élément central de sa politique industrielle.

Centrale nucléaire de Fukushima

Centrale nucléaire de Fukushima, le 24 mars 2011

L’interrogation concernant le choix nucléaire n’est pas simple ; nous avons sans doute été nombreux à faire confiance aux « gens compétents » pour arbitrer entre les avantages et les inconvénients de cette technologie. Le choix du nucléaire a été fait dans notre pays sans vrai débat mais il était présenté comme le moyen « le plus sûr » de faire face à la hausse du prix des énergies fossiles tout en évitant le rejet d’énorme quantité de gaz à effet de serre. On passait sous silence ses inconvénients : la dépendance en amont de l’uranium étranger et l’absence de solutions efficaces à la nocivité radioactive de ses déchets. Quant aux dangers possibles d’accidents, techniques, climatiques ou terroristes, les spécialistes de sécurité affirmaient de façon catégorique et suffisante que la filière française était « la plus sûre » du monde et que les risques d’accidents graves étaient « hautement improbables » sinon impossibles. Nous avons eu tendance à déléguer notre citoyenneté aux experts sur le sujet.

Nous ne sommes pas des spécialistes et n’avons aucune compétence technique dans ce domaine mais c’est en tant que citoyens responsables que nous nous interrogeons aujourd’hui au moment même où on ne connaît pas encore toutes les conséquences humaines, écologiques et économiques de cette terrible catastrophe nucléaire. Nous ne nous sentons pas « indécents » en nous interrogeant et en formulant ces quelques remarques.

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Précarité énergétique en augmentation

En 2010, en même temps que les tarifs de l’énergie augmentent, le Médiateur de l’énergie a reçu 10 fois plus de réclamations que pour la période équivalente en 2009. Le Médiateur de l’énergie est celui qui reçoit les plaintes de ceux qui n’ont plus les moyens de payer leur facture d’électricité ou de gaz. Ce Médiateur est la personne nommée par le Ministre de l’écologie, du développement durable et de la Mer, Jean-Louis Borloo. Il est en place depuis novembre 2007.

En France, on estime que 3,4 millions de ménages sont dans une situation de précarité énergétique, c’est-à-dire qu’ils consacrent plus de 10 % de leurs revenus à régler leurs factures d’énergie. 87 % d’entre eux vivent dans le parc privé, 70 % appartiennent au quart le plus pauvre de la population, 62 % sont propriétaires de leur habitation, 55 % ont plus de 60 ans.

Il n’y a pas encore de définition officielle de ce qu’est la précarité énergétique en France. Mais l’idée est que cela résulte de la combinaison de trois facteurs : la faiblesse des revenus, la mauvaise isolation des logements et la difficulté à s’acquitter de ses factures d’énergie.

Pour faire face à ces situations, les solutions proposées répondent souvent à l’urgence alors qu’il faudrait pouvoir concilier les échéances à court, moyen et long terme. Mais il arrive de plus en plus que l’on cherche à concilier solidarité et développement durable comme le fait en ce moment la ville de Paris en distribuant des ampoules basse consommation aux parisiens les plus modestes et comme le font également la Ville de Besançon et le Département du Doubs à travers de nombreuses actions, notamment grâce à « Fontaine éco et toi ? ».

« Fontaine éco et toi ? » se situe au 26 D, rue de Fontaine Ecu à Besançon. On peut y être formé aux gestes du quotidien dans la maison qui permettent de préserver l’environnement tout en faisant des économies.

Vous pouvez également vous renseigner auprès du CAUE ([email protected]) et sur le site internet de la Ville de Besançon (www.besancon.fr/fontaine-eco).

Loi Boutin : une loi absurde qui va à l’encontre du droit au logement

L’article 17 de la loi Boutin (celui qui remet en cause les 20 % de la loi Solidarité et Renouvellement Urbain) a été rejeté au Sénat mais cela ne signifie pas que la loi soit définitivement écartée. En effet, l’Assemblée nationale et le gouvernement n’ont pas dit leur dernier mot. Pourquoi est-elle critiquable ? En quoi aggrave-t-elle la crise du logement ?

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