Si le débat sur l’audiovisuel est terminé, mardi 16 décembre devrait commencer celui sur le travail du dimanche. Cette loi autoriserait l’ouverture le dimanche, sous conditions, des magasins non alimentaires dans les 4 premières agglomérations françaises et les zones touristiques.
Cette loi est sensée participer à la relance de l’économie, améliorer le pouvoir d’achat et répondre à une demande des salariés qui auraient de toutes façons la liberté de dire non…
En quoi le fait que les magasins soient ouverts un jour de plus est susceptible d’augmenter les ventes ? Qu’est-ce que cela change pour l’économie si une partie des achats faits dans la semaine ou le samedi sont faits le dimanche ?
Quelle est la liberté de salariés, qui sont si mal payés qu’ils en viennent à vouloir travailler le dimanche pour améliorer un peu leurs ressources et celles de leur famille ?
Jusqu’à quand le travail du dimanche sera-t-il mieux rémunéré que les autres jours ? Quand cette exception sera devenue la règle, pourquoi ce jour resterait-il encore plus rémunérateur que les autres ?
Et même si certains disent non. A quel point sont-ils libres de refuser de travailler ? Quelle sera la position du salarié qui refusera de travailler la dimanche par rapport à celui qui accepte, au moment du renouvellement du contrat ?
Pour le retrait de la réforme ministérielle qui modifie les conditions d’intervention de la société civile dans les centres de rétention administrative !
Nous signataires, à la suite de nombreuses associations (*), exprimons notre préoccupation concernant le contenu du décret du 22 août 2008 et de l’appel d’offres consécutif qui modifient les conditions d’intervention dans les centres de rétention administrative (CRA) quant à l’aide à l’exercice des droits des étrangers.
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Je me permets de diffuser ce texte écrit par un ami au sujet du match France-Tunisie, durant lequel la Marseillaise a été sifflée. Je trouve ce texte intelligent. Qu’on le partage ou pas, il présente l’intérêt de nous faire réfléchir un peu au-delà des réponses spontanées et convenues.
"Lors du match France –Tunisie, la marseillaise a été huée par une bonne partie du public du stade de France. Cela s’était déjà passé de la même manière lors d’un match France – Algérie et d’un match France – Maroc. Bien entendu, il ne faut pas tolérer que notre hymne national soit traité de cette façon si indigne et si honteuse. Toutefois, une fois que l’on a affirmé cela, on n’est pas plus avancé. A moins de prendre des mesures radicales comme l’a suggéré le premier ministre François Fillon.
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Le 23 septembre, les salariés de La Poste sont en grève pour défendre le statut public de leur entreprise et ils ont raison.
Cet été, le PDG de La Poste a dit être favorable à un changement de statut de l’entreprise qui est aujourd’hui un établissement public. Il est soutenu dans cette entreprise par la Ministre de l’Economie, le Premier Ministre et le Président de la République.
Pourquoi ce projet ?
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Le Pape est venu en France, cela ne vous a pas échappé. Il fait ce qu’il veut et je pense que cela a fait plaisir à certains catholiques. Cependant, comme vous pouviez vous y attendre, au concept de « laïcité positive », je préfère le concept de « laïcité. » (Prononcer "laïcité point").
Je ne commenterai pas plus avant les propos du Pape, vous avez tout ce qu’il faut dans la presse en ce moment et n’étant pas catholique, je considère que ses propos ne m’étaient pas adressés. Les religions peuvent s’exprimer, elles le font.
En revanche, ce qui me dérange, c’est que le Président de la République se fasse le relais de ces propos et de ces choix, comme il l’a déjà fait à de nombreuses reprises. Que le Président ait une foi, c’est une chose, mais en tant qu’arbitre des institutions, représentant tous les Français, c’est un problème qu’il le manifeste de manière aussi ostentatoire.
Devant les risques d’atteinte à la vie privée et aux libertés publiques, les contradictions à l’intérieur du Gouvernement et de la Ministre de l’Intérieur elle-même, je vous invite, si vous ne l’avez pas déjà fait, à signer la pétition "Non à Edvige !" (Eploitation Documentaire et Valorisation de l’Information GEnérale) Déjà plus de 140 000 personnes ont signé cette pétition. Comme la Ligue des Droits de l’Homme et les associations, syndicats et partis politiques, je vous invite à vous joindre à la mobilisation pour :
- le retrait du décret (le décret est une décision prise par le Président de la République, le Premier ministre ou le Gouvernement, sans être discuté par les représentants de la Nation : l’Assemblée nationale)
- l’élaboration d’une loi afin que le projet soit discuté devant nos représentants à l’Assemblée nationale
Vous pouvez signer la pétition en vous rendant à l’adresse suivante : http://nonaedvige.ras.eu.org/
(Attention, le site est parfois inaccessible, du fait d’un très fort nombre de connexions. Réessayer à plusieurs reprises)
Le texte de l’appel à signature est également téléchargeable en cliquant ici (fichier PDF), puis en renvoyant la version papier à cette adresse :
Non à Edvige !
c/o Ligue des Droits de l’Homme
138, rue Marcadet
75018 PARIS
Cette après-midi, un ami sénégalais que je n’avais pas vu depuis longtemps m’a dit son indignation concernant les tests ADN et concernant "l’affaire’ de l’Arche de Zoé. Il a attiré mon attention sur des considérations dont on n’a guère fait mention.
Certes, ce n’est pas l’actualité brûlante mais il y en a pour qui le quotidien n’a pas grand-chose à voir avec ce dont parlent les journaux. Il m’a parlé de certains villages africains entièrement décimés par le sida et où les adoptions par les voisins sont courantes. Il m’a demandé si ceux qui préconisaient ces tests trouvaient plus juste que ces enfants rejoignent les rangs des enfants soldats, à moins qu’ils ne doivent être réservés à l’adoption par des Français ?
Je partage son point de vue. Par l’adoption de l’amendement Mariani, les législateurs vont, de plus, entretenir le soupçon à l’encontre des immigrés en situation régulière, alors qu’il s’agit en théorie, de lutter contre l’immigration irrégulière. Ils vont également changer l’idée de ce qu’est la France. En effet, dans l’histoire de France, la famille n’a jamais été considérée comme un groupe d’individus rassemblés sur une base uniquement biologique. On pourrait presque dire que la cellule familiale est un modèle réduit du contrat social qu’est la nation française. Une association librement consentie de personnes qui se reconnaissent entre elles. Une communauté de destins, un futur, plutôt que le passé d’attaches biologiques.
Je vous invite à soutenir l’Appel « Les adolescents ne sont pas des adultes » lancé à l’initiative de professionnels de l’enfance qui invitent à réagir au texte de loi qui vise à faire juger les adolescents de 16 à 18 ans comme des majeurs en cas de récidive et qui va donc à l’encontre de l’esprit de l’ordonnance de 1945.
L’ordonnance de 1945 est le texte fondateur concernant la justice des mineurs. Elaborée à la demande des résistants français qui avaient découvert en prison, l’horreur des bagnes pour enfants, il régit la responsabilité pénale des mineurs, en posant comme principe la primauté des réponses éducatives sur l’enfermement. Il s’agit d’une philosophie humaniste, progressiste qui n’exclue ni la sanction, ni la possibilité d’une détention. Ce texte a connu une trentaine de réécritures. Depuis une quinzaine d’années, ces modifications entraîne une immixtion toujours plus grande du droit pénal des majeurs, plus répressif, dans celui des mineurs.
Signez l’Appel : www.appel-adolescents.org
La population française vieillit. Quelques chiffres suffisent à mesurer l’ampleur et la continuité du phénomène. En 1980, les personnes âgées de plus de 60 ans représentaient 17 % de la population totale. Leur pourcentage s’élève aujourd’hui à 20,9 %. De même, la part des personnes de plus 80 ans est passée de 2,8 % en 1980 à près de 4 % en 2000 et devrait s’élever à presque 6 % en 2020. Ainsi, d’ici à 2020, les octogénaires passeront de 2,1 millions à 3,8 millions. Après avoir réussi à réduire la mortalité infantile, notre société permet une existence de plus en plus longue : l’espérance de vie, à la naissance, atteint en 2004, 83,8 ans pour les femmes et 76,7 ans pour les hommes. Et ce chiffre augmente chaque année d’un trimestre.
L’évolution pourrait être rassurante. On pourrait se réjouir à l’idée d’une France où le poids de l’expérience pèse de façon sensible. Car les personnes âgées sont des compagnons de route. Elles ont des choses à nous dire sur le sens de la vie, les dysfonctionnements de notre société ; elles peuvent apporter un point de vue, du bon sens. Pourtant, cette révolution démographique fait peur. L’image de la vieillesse est souvent présentée comme négative, basée sur la déchéance physique. Le vieillissement de la population inquiète d’autant plus qu’il bouleverse tout à la fois les équilibres sociaux, culturels, économiques, urbains, la consommation, les représentations, les mentalités…
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Prenant prétexte d’une détérioration sans précédent des comptes de l’assurance-maladie que le Gouvernement précédent a lui-même précipitée (37 milliards d’euros de déficit cumulé en 5 ans), le Gouvernement Sarkozy-Fillon propose de mettre en place un dispositif brutal de mise à contribution financière des assurés, désormais connu sous le nom de franchise, alors même que le forfait non remboursé de 1 euro a montré son inefficacité.
Derrière le caractère apparemment bénin de la mesure (4 franchises de 10 euros chacune, pour les soins, l’hôpital, les analyses et les médicaments) se cache un projet d’éclatement de notre système de santé solidaire par l’exclusion progressive des plus démunis et l’incitation à la désertion vers les assurances privées des ménages favorisés, alors que personne ne choisit d’être malade. Au contraire, ces franchises santé encourageront le renoncement aux soins médicaux de suivi, alimentant in fine le coûteux engorgement des urgences et les coûts beaucoup plus importants pour des pathologies devenues lourdes.
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