Économie

9 mai : Fête de l’Europe ? En tout cas pas celle des Grecs !

Je dois avouer que je suis un peu perplexe sur le vote positif du groupe socialiste, vert et républicain en faveur de ce que l’on appelle le "plan de sauvetage de la Grèce".

Que se passe-t-il ? Le 19 mai, la Grèce sera au pied du mur. Il lui faudra rembourser 9 milliards d’euros, faute de quoi, elle sera déclarée en faillite. Il lui faut donc emprunter, mais à qui, comment et à quel taux ?

 La question est qui doit payer la note ? On a prêté aux banques en creusant les déficits publics, après on demande aux salariés de rembourser le déficit de l’Etat, le tout sous la pression des agences de notation qui menacent de retirer aux pays leur A+ s’il n’y a pas de politique d’austérité.

On impose à la Grèce d’emprunter aux banques à 8 % alors que ces mêmes banques empruntent à la BCE à 1 %. La France emprunte à 3 % et prête à la Grèce à 5 %.

Ainsi, les banques, les Etats vont faire du bénéfice, sur le dos de la Grèce, en l’occurrence, du peuple grec.

Cette politique d’austérité est injuste car elle signifie qu’on fait payer les salariés (austérité salariale), les citoyens grecs bénéficiaires des services publics (limitation des dépenses publiques) qui, rappelons le, ne sont pas les responsables de cette crise.

Cette politique d’austérité n’est pas forcément pertinente économiquement. En effet, si le plan d’austérité conduit à casser la croissance, ce qui est probable, le Grèce aura encore plus de difficultés à rétablir ses comptes publics. Et il y a un fossé considérable entre les contraintes fixées au peuple grec et l’absence de contrôle et de sanctions à l’égard de ceux qui auraient spéculé contre le pays.

Le 9 mai est le jour de la Fête de l’Europe. Pourtant, on a du mal à s’en rendre compte. Ceux qui se présentent comme solidaires donnent plus l’impression de faire des affaires sur le dos des Grecs.

Cette banque qu’on appelle Banque Centrale Européenne ne peut pas prêter l’argent nécessaire à un pays membre. Il ne faut pas s’étonner du désamour des citoyens pour cette si belle idée et il est plus que temps de lui donner les moyens d'être au service des peuples et non pas prioritairement des banques et des marchés.

Du bon usage de l’argent public…

Selon une étude du Ministère de l’économie et des finances réalisée à la demande de la commission des finances de l’Assemblée nationale : en 2007, 615 contribuables ayant un patrimoine de plus de 15,5 millions d’euros et des revenus annuels supérieurs à 42 000 euros, ont capté 63 % du coût total du bouclier fiscal. L’Etat leur a versé 144 millions d’euros. Chaque contribuable concerné a reçu un chèque de 233 000 euros en moyenne.

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Chômage et heures sup’

Je vous conseille vivement la lecture de cet article de Guillaume Duval, rédacteur en chef d’Alternatives économiques. Cet article est tiré de son ouvrage Sommes-nous des paresseux ? Et trente autres questions sur la France et les Français » aux éditions du Seuil,

Le 21 août dernier, Christine Lagarde, Ministre de l’Economie, se félicitait du succès de la loi TEPA (Travail, emploi, pouvoir d’achat), et tout particulièrement de son volet « heures supplémentaires ». Une semaine plus tard, l’ANPE confirmait la remontée du chômage au mois de juillet. Quantitativement le succès des heures supplémentaires détaxées est indéniable mais, dans le contexte économique actuel, il traduit une politique digne des Shadoks ou du père Ubu. Face au risque de récession, le Gouvernement devrait au contraire revenir d’urgence sur une mesure qui aggrave la situation de l’emploi.

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Chômage : ne pas humilier deux fois les demandeurs « invisibles »

Bonne nouvelle, le chômage poursuit sa décrue. Un contexte mondial florissant dont profite l’Union européenne et donc la France. Une situation démographique bénéfique à l’arithmétique basique avec le départ à la retraite de centaines de milliers de Français chaque année a pour conséquence l’entrée rendue plus aisée sur le marché du travail.

Mais aujourd’hui, tout le monde conteste ces chiffres. Les statisticiens du Ministère de l’Emploi ont eux-même fait grève le mois dernier contre la parution de leurs propres chiffres. Non parce que l’on remettrait en cause le principe de la baisse du nombre de demandeurs d’emplois de catégorie 1 (les seuls comptés dans les chiffres officiels, représentant à peu près 50 % du total et ne concernant que les personnes immédiatement disponibles, en quête d’un CDI à temps plein et ayant travaillé moins de 78 heures dans le mois) mais parce que pour des raisons électorales, on oublie de comptabiliser ceux qui sont en situation difficile.

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Invitation : table ronde sur l’entreprise

Invitation : Table ronde sur l'entreprise

J’ai le plaisir de vous convier à une table ronde :

"Entreprise : comment concilier
efficacité économique et conditions de travail ?"

Vendredi 25 mai 2007
à 20h30
à Besançon Battant

(Salle Battant)

avec
Jacques Généreux, économiste
Thierry Rochefort, spécialiste des conditions de travail

et la participation de
Claude Jeannerot
, Président du Conseil général du Doubs

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