69 ans après la fin de la guerre en Europe, je participai jeudi dernier aux commémorations dans la commune de Pelousey. C’est avec plaisir que j’ai répondu à l’invitation de la maire Catherine Barthelet, pour venir partager ce moment de commémoration, au milieu des enfants de l’école et de la commission jeunes citoyens du village, des habitants, de l’école de musique du canton d’Audeux et bien sur des anciens combattants.

J’y ai vécu un moment de recueillement en souvenir de ces femmes et ces hommes morts au combat, mais pas seulement, pour mettre fin à l’horreur de la Seconde Guerre Mondiale.

Un tel lieu n’est évidemment pas anodin. Lieu de passage, lieu de promenade, lieu de vie, il se situe au cœur du village de Pelousey. Devant lui défilent les enfants chaque jour, les familles et leurs aînés. Tous y attachent une partie de leur Histoire, une partie de leur mémoire.

Aux sons de la Marseillaise, mais également du chant des partisans, nous avons célébré là ces êtres humains qui ont donné leur vie pour la nôtre, pour la paix et finalement pour la future Europe. Il n’est jamais inutile de le répéter, de transmettre cette mémoire, la mémoire de ces résistants, de ces femmes qui n’avaient pourtant alors pas même le droit de vote, non pour nous apitoyer, mais bien pour vivre, et résister.

Je laisserai Catherine Barthelet conclure sur ces mots de Joseph Kessel : « Restez en éveil, mobilisez-vous face à l’injustice, à la discrimination, indignez-vous et résistez pour garantir à notre peuple cette paix si chèrement acquise ».