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2017@barbararomagnan.eu Permanence de campagne - Parti socialiste - 17 avenue de la Gare d'eau - 25000 Besançon

Merci !

Merci à celles et ceux qui m’ont soutenue par leur vote, leurs messages de soutien, leur engagement.

Merci à ceux et à celles qui ont voté pour moi par adhésion, dès le premier tour, comme à ceux qui l’ont fait au deuxième tour pensant que ma présence à l’Assemblée était utile à la vie démocratique.

Merci à celles et ceux qui m’ont soutenue, sans pouvoir voter et qui me considéraient aussi comme leur élue.

Plus que jamais auparavant, l’abstention est arrivée en tête dans ce scrutin, singulièrement dans les quartiers les plus populaires. C’est un défi social et démocratique majeur, car nous nous approchons de plus en plus d’un suffrage censitaire où ce sont les mieux insérés socialement qui décident pour l’ensemble de la population. On peut le regretter mais on doit aussi avoir l’humilité de comprendre que l’incapacité à améliorer les conditions de vie, les manquements incessants aux engagements pris finissent par décourager ceux qui auraient pourtant tant besoin de la politique pour améliorer leur vie. Quelle que soit leur volonté, ceux-là n’ont ni le pouvoir, ni l’argent, ni les relations pour cela.

Malgré une belle campagne (que jamais je n’aurais pu mener seule) et une victoire sur la ville de Besançon (alors même que le maire et une partie de son cabinet étaient investis dans la campagne de mon adversaire), j’ai perdu. Je suis déçue bien sûr, tant j’aurais aimé poursuivre dans la défense des convictions qui m’animent et que j’ai eu l’honneur de porter pour beaucoup d’autres. Mais mon engagement n’est pas conditionné à un mandat. Comme des millions de gens, je suis une militante de l’égalité et de la dignité, une défenseuse des libertés. Je l’étais avant d’être députée, et même bien avant d’être élue. Je continuerai après l’avoir été.

Certains m’ont fait part de leur sentiment d’injustice à mon égard à la suite de ma défaite. Je veux les remercier de leur soutien et leur dire plusieurs choses. D’abord que je suis préparée à cela, qu’il faut avant tout se mettre à la place de toutes celles et tous ceux, militantes et militants, de longue date ou plus récents, qui ont donné de leur temps sans compter et qui subissent de plein fouet la défaite sans qu’on se soucie de la façon dont ils le vivent. Ensuite, surtout leur rappeler que ce n’est pas moi qui vit les injustices, mais ceux qui subissent les discriminations en raison de la couleur de leur peau, leur origine, leur religion, leur sexe, leur orientation sexuelle, leur handicap ; celles et ceux qui subissent le chômage, le travail précaire, notre incapacité à faire de l’école un outil d’émancipation ; ceux et celles qui vivent la guerre, la violence, la misère. Enfin, je considère que j’ai eu beaucoup de chance d’avoir eu l’honneur de pouvoir représenter mes concitoyens pendant ces cinq années et que j’éprouve de la satisfaction à me dire qu’à défaut d’avoir forcément eu raison dans tous mes choix, ils ont toujours été guidés par le soucis du respect des engagements pris devant vous et des convictions qui me portent et que j’ai toujours affichées clairement.

Je veux féliciter également Fannette Charvier de sa victoire, et, puisque c’est maintenant elle qui nous représente, lui dire mes inquiétudes et me permettre d’attirer sa vigilance :

  • sur la loi Travail qui, à mon sens, est porteuse de grandes régressions pour la protection des salariés, sans offrir d’opportunités de faire baisser le chômage et la précarité ;
  • sur le traitement indigne des migrants, notamment, mais pas seulement, à Calais par l’Etat français, quels que soient les discours du Président de la République ;
  • sur la perpétuation et l’inscription dans la loi ordinaire de l’état d’urgence que je crois inutile, impropre à nous protéger du terrorisme et qui fait porter de graves menaces sur nos libertés et notre cohésion sociale.

Militante, je veux continuer à porter avec vous la nécessité :

  • de la transition écologique qui est à la fois un enjeu vital et une opportunité formidable de transformer vraiment la société ;
  • d’un autre partage du travail et des richesses, pour que chacun et chacune ait les moyens d’en vivre et du temps pour vivre ;
  • d’une Europe qui fasse vivre la solidarité entre ses territoires, ses habitants et avec ceux qui cherchent à nous rejoindre, fuyant des situations de guerre ou de misère ;
  • de la reconnaissance, du soin de la fragilité dans la société et en chacun de nous, et de porter la voix de ceux et celles qui sont trop dans la difficulté pour pouvoir le faire seuls : personnes en situation de handicap, personnes pauvres ou sans statut, détenus ;
  • de la reconstruction de la gauche sociale et écologiste rénovée.

Je poursuivrai ce chemin, selon des modalités à définir et inventer, avec ceux et celles qui le souhaitent.

Barbara ROMAGNAN

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