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Mes réponses à l’UDAF du Doubs

L’UDAF (union départementale des associations familiales) du Doubs a souhaité m’interroger sur ma vision de la politique familiale, à l’occasion de ces élections législatives.

Je vous propose de retrouver ci-dessous les points essentiels de la réponse que j’ai fait parvenir à l’UDAF du Doubs.

Que comptez-vous faire pour renforcer la politique familiale ?

A mon sens, l’un des moyens de renforcer la politique familiale est de permettre la perception des allocations familiales dès le premier enfant car c’est bien souvent à l’arrivée du premier enfant – particulièrement pour les familles modestes – que les dépenses sont les plus importantes, notamment pour l’équipement du foyer. J’ajoute que cela constituerait une mesure de justice puisqu’environ 35 % des familles n’ont qu’un seul enfant.

Que comptez-vous faire pour améliorer le niveau de vie des familles ?

Cette question est particulièrement complexe parce qu’elle recouvre des réalités très différentes selon le niveau de vie actuel et la structure des familles. En effet, il me semble qu’on ne peut pas traiter de façon identique une famille monoparentale avec une mère seule qui travaille à temps partiel et une famille avec un couple de cadres. A mon sens, l’effort doit être porté prioritairement en direction des familles les plus modestes à travers une revalorisation notable des minima sociaux et leur attribution automatique. Actuellement, de nombreuses familles ne perçoivent pas les prestations auxquelles elles ont droit, par manque d’information ou en raison de démarches administratives parfois dissuasive. L’effectivité des droits dans notre société me semble indispensable.

Que comptez-vous faire pour soutenir la fonction éducative des parents ?

Les parents doivent avoir un rôle central et majeur dans l’éducation de leurs enfants. Or, l’évolution de la société, des modes de vie, des structures familiales conduisent à un exercice de plus en plus complexe de ce rôle éducatif. Il me semble que, en lien avec les acteurs locaux (Services de l’État, collectivités locales, écoles, associations familiales…), des « Écoles des parents » pourraient voir le jour pour aider, orienter et soutenir les parents dans le rôle éducatif. Des structures comme la « Maison verte » à Besançon en sont un bon exemple.

Que comptez-vous faire afin d’innover pour développer une offre d’accueil de la petite enfance ?

A mon sens, il est d’abord et avant tout nécessaire d’ouvrir de nouvelles places d’accueil des enfants de moins de 3 ans – au moins 250 000 – pour répondre à une demande de plus en plus soutenue, tant dans les territoires urbains que ruraux. Les accueils avec des horaires atypiques devraient également être développés pour s’adapter aux contraintes professionnelles d’un nombre croissant de parents, en particulier des mères seules, aux revenus modestes, qui sont contraintes de travailler à temps partiel avec une organisation découpée des plages de travail.

Que comptez-vous faire pour promouvoir la conciliation vie familiale – vie professionnelle ?

La conciliation vie familiale – vie professionnelle est plus aiguë encore pour les femmes, qui assument encore la grande majorité des tâches familiales et ménagères. Je pense donc qu’il est primordial de résorber avec davantage de vigueur les inégalités persistantes entre les femmes et les hommes, en matière de rémunération, de possibilités d’évolution professionnelle… La conciliation vie familiale – vie professionnelle trouve aussi une réponse dans le développement des modes d’accueil des enfants et dans une plus juste répartition du congé parental entre les 2 parents.

Que comptez-vous faire pour consolider la couverture maladie et la politique de santé des familles ?

Notre système de santé, qui fut le « meilleur du monde » n’a évolué dans le sens du progrès et de la production de meilleure santé pour la population ces dernières années. Il est nécessaire de mettre fin à la logique comptable et budgétaire qui s’est traduite, pas à pas, par un recul des remboursements des soins courants par l’assurance maladie obligatoire. Le « reste à charge » pour les familles du panier de soins courants est toujours plus élevé et se traduit soit par un renoncement accru aux soins (aggravant ainsi les pathologies et le coût des soins ultérieurs), soit par un coût toujours plus élevé des assurances maladie complémentaires dont les garanties sont très variables en fonction des moyens de chacun.

La prévention et la lutte contre les maladies chroniques – de plus en plus induites par nos modes de vie (obésité, sédentarité, pollution, perturbateurs endocriniens…) – doivent être au centre d’une politique de santé repensée, où le lien entre la médecine de ville et l’hôpital est rendu plus fluide pour reconsidéré le rôle des praticiens de proximité et désengorgé les services d’urgence qui sont devenus progressivement des centres de consultations médicales sans rendez-vous, consommant des crédits importants sans rendre un meilleur service. Je crois également que par une gestion plus fine, plus innovante, il est possible de rendre un meilleur service à la population tout en transférant les économies de gestion sur une augmentation de la part de remboursement des soins courants par l’assurance maladie obligatoire.

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