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Placer la solidarité internationale au centre des préoccupations politiques

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Les ONG ActionAid France-Peuples Solidaires, le CCFD-Terre Solidaire, Oxfam France et le Secours Catholique-Caritas France ont lancé un appel aux politiques et aux citoyen-ne-s pour faire entendre dans la campagne électorale 2017 les questions liées à solidarité internationale.

Face aux crises qui se succèdent – crise politique, économique, sociale, écologique… – des réactions politiques à la hauteur des enjeux tardent parfois à venir. Alors que les élections présidentielle et législative constituent des temps forts du débat en France, plusieurs ONG ont souhaité rappeler l’importance du partage des richesses, de la protection des droits humains mais aussi de la souveraineté alimentaire et de la justice climatique.

Beaucoup des réformes à mener semblent régulièrement échouer parce que trop coûteuses, nécessitant des majorités politiques encore à construire, ou parce qu’elles ne sont pas du ressort de la France. Pourtant, certaines de ces décisions et de ces pratiques peuvent d’ores être mises en œuvre, et sont susceptibles de participer à restaurer un lien de confiance entre les citoyen-ne-s et ceux qui les représentent.

Un combat citoyen

Beaucoup de citoyen-ne-s expriment aussi leur volonté de pouvoir débattre de sujets différents des thèmes principaux des campagnes électorales. La solidarité internationale en fait partie. Ce n’est pas parce que l’on est soi-même dans une situation difficile que l’on n’est pas susceptible par ailleurs d’aspirer à aider les autres, à réfléchir à un modèle alternatif et plus inclusif. Autrement dit, débattre de sujets comme le pouvoir d’achat, l’emploi ou la sécurité n’empêche pas de réserver une place à la réflexion pour notre environnement, immédiat ou lointain et la façon dont il affecte la vie de nos concitoyens. C’est aussi une façon de rappeler que l’on ne se résume pas à sa condition sociale ou matérielle et que comme citoyen-ne, on a vocation à exprimer une opinion sur la façon dont est répartie la richesse et dont fonctionne le monde.

Mais surtout, notre système ne parvient plus à réduire les inégalités, il les suscite. Attendre le retour de la croissance pour espérer partager les richesses a conduit à ne plus envisager de partager le stock de richesses existantes. L’esprit du manifeste des ONG est donc de rappeler qu’une plus grande équité dans l’accès aux ressources et aux droits passe par des actions politiques. Il rappelle aussi que ce rapport de forces politique se construit, et que les citoyen-ne-s y ont toute leur place.

Dans cette perspective, aider le politique à reprendre la main sur l’économique via une taxe sur les transactions financières permettrait de capter au profit de la collectivité une partie des richesses échangées par les plus riches. De la même manière, la sauvegarde de l’environnement, qui constitue un patrimoine commun, est une façon de protéger les plus pauvres et les femmes, les premiers exposés à la pollution en termes de santé. Ce besoin d’équité doit s’entendre également à une échelle internationale, c’est la raison pour laquelle il est primordial de lutter contre l’accaparement des terres et de travailler à la sécurité climatique des pays les plus vulnérables sur cette question.

Qu’il s’agisse de réduire les inégalités au sein d’un pays ou entre les différentes aires géographiques mondiales, la nécessité d’une impulsion politique pour initier le changement reste la même. Nous avons la chance en France de bénéficier d’un régime démocratique qui, s’il est imparfait, offre des possibilités de se faire entendre. Vous pouvez retrouver les 15 propositions des ONG sur le site qui leur est dédié, et signer la pétition.

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