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Reconnaissance de la Palestine par la France : mon courrier au Président de la République

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Le 2 décembre 2014, l’Assemblée Nationale a adopté à une large majorité, la résolution en faveur de la reconnaissance de l’État de Palestine. Ce vote a été suivi, quelques jours plus tard, du vote d’une résolution similaire au Sénat. Cette résolution, souvent qualifiée de symbolique, permet de considérer explicitement les palestiniens comme des égaux de plein droit et de plaider contre la colonisation des territoires palestiniens qui menace aujourd’hui tout espoir de paix. Or, à ce jour la France n’a toujours pas pris la décision de cette reconnaissance et accepte le statu quo.

J’ai adressé ce 14 mars un courrier au Président de la République, François Hollande, pour faire part de mon souhait de voir réaffirmé l’engagement de la France pour cette reconnaissance qui constitue un préalable indispensable au processus de paix.

La France défend depuis près de 70 ans le droit d’Israël à exister, à vivre en sécurité et sa pleine appartenance à la communauté des nations souveraines et ce, tout en plaidant une solution à deux états. L’invitation du Parlement à reconnaître l’État de Palestine traduit la position historiquement équilibrée de la France sur ce conflit.

Je connais la volonté du Président de la République d’inscrire la décision d’une reconnaissance de l’État de Palestine dans le cadre d’une négociation de paix et d’un accompagnement international. J’ajoute que, à ce jour, un recul du gouvernement français au sujet de la reconnaissance de l’État de Palestine ne garantit en aucune façon la participation d’Israël à de nouvelles négociations de paix. De plus, je ne peux que m’inquiéter de la réalité de l’application de cette résolution alors que le gouvernement israélien continue, depuis plus de 50 ans, d’ignorer les traités, d’exproprier des terres, de transférer des colons israéliens d’Israël vers les territoires occupés et d’exploiter économiquement ces derniers. Toutes ces actions du gouvernement israélien ont été justifiées au nom de la sécurité. Or, il me semble que seule la reconnaissance de l’État de Palestine aux côtés de celui d’Israël, selon les frontières reconnues en 1967, permettra de protéger durablement les intérêts de sécurité nationale des deux nations.

Alors que les négociations de paix sont dans une impasse, mais que les peuples israéliens et palestiniens, eux, aspirent à la tranquillité, à la paix et au développement, il me paraît plus que jamais opportun de respecter la décision des représentants des citoyens français. C’est à leur aspiration profonde et légitime d’une confiance retrouvée et d’un horizon politique partagé que la France doit répondre, à l’instar de la Suède qui a été le premier pays membre de l’Union européenne à reconnaître l’État de Palestine.

Aussi, j’ai indiqué au Président de la République qu’une telle reconnaissance serait, en cette fin de mandat, un geste politique fort et salutaire permettant de réaffirmer explicitement le droit des palestiniens de disposer d’un État démocratique et souverain en paix et en sécurité aux côtés d’Israël.

 

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