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Bourgogne-Franche-Comté : de l’équilibre et de la mesure

Carte Bfc

Des informations circulent actuellement sur la consultation engagée par Marie-Guite Dufay et sur l’éventuel projet de proposer que le siège de l’Hôtel de Région de la Bourgogne-Franche-Comté soit installé à Besançon. Ceci suscite débat, commentaires et réactions. Favorable à cette proposition, j’estime néanmoins que le débat est légitime, pour peu qu’on le conduise dans le cadre de l’organisation générale de la nouvelle région, à l’instar de la démarche de la présidente de région. Il est légitime s’il est guidé par l’équilibre territorial et la mesure dans les expressions des uns et des autres. Ce n’est malheureusement pas toujours le cas.

La loi qui a procédé au nouveau découpage des régions fixe au 1er juillet 2016 la date limite à laquelle le conseil régional doit avoir adopté une résolution unique qui comprend :

  • l’avis au Gouvernement relatif à la fixation du nom définitif de la région ;
  • l’avis au Gouvernement relatif à la fixation du chef-lieu définitif de la région ;
  • l’emplacement de l’hôtel de la région ;
  • les règles de détermination des lieux de réunion du conseil régional et de ses commissions ;
  • les règles de détermination des lieux de réunion du conseil économique, social et environnemental régional et de ses sections ;
  • le programme de gestion des implantations immobilières du conseil régional.

Aujourd’hui, nous savons que la région se dénommera « Bourgogne-Franche-Comté » et que son chef-lieu définitif sera fixé à Dijon. Comme j’ai déjà eu l’occasion de l’indiquer lors de la controverse sur le siège du tribunal de commerce spécialisé, il est impératif de veiller à un équilibre entre les territoires pour que la construction de cette nouvelle grande région rassemble le plus largement possible. Cet équilibre passe par le respect des deux pôles urbains importants que sont Dijon et Besançon. Au XXIe siècle, à l’heure de la transition de notre société vers le numérique, personne n’a à gagner à vouloir tout concentrer en un lieu unique, générant au passage des ressentiments tenaces.

Aussi, au-delà de la question du chef-lieu et de l’emplacement de l’Hôtel de Région pour laquelle un partage entre Dijon et Besançon me semble être la meilleure solution, d’autant plus si les réunions du conseil régional se tiennent à Dijon, il me semble déterminant d’assurer un équilibre dans la répartition des emplois et directions du conseil régional ainsi que dans celui des politiques territoriales que la Bourgogne-Franche-Comté doit porter. Tout comme il est stérile d’opposer Dijon et Besançon, les secteurs ruraux et urbains doivent être accompagnés avec détermination pour lutter contre la fracture territoriale, l’éloignement des services publics, le développement de l’emploi pour tous, l’accès au très haut-débit et à ses usages. Ces symboles-là et ces débats-là comptent aussi et ont sans doute davantage d’écho auprès de nos concitoyens de Bourgogne-Franche-Comté.

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