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Notre primaire : réécoutez la conférence-débat de Besançon avec Michel Wieviorka

Conférence De Michel Wieviorka
Conférence De Michel Wieviorka 20160211 Photo1

Ce jeudi 11 février 2016 au Kursaal de Besançon, le collectif local de l’Appel pour une primaire des gauches et des écologistes organisait la première conférence-débat décentralisée, en présence de Michel Wieviorka, sociologue et co-initiateur de l’appel national.

Devant près de 400 personnes, nous avons pu réfléchir ensemble autour des moyens de retrouver le goût de l’avenir, notamment à travers l’engagement citoyen et populaire que doit représenter l’organisation de cette primaire que nous appelons de nos vœux.

Pour celles et ceux qui n’auraient pas pu être parmi nous, je vous propose de réécouter l’intégralité de cette conférence-débat grâce aux enregistrements ci-dessous.

 

Cet article comporte 5 commentaires

  1. Bonjour
    A ce jour j’ai toujours voté à gauche, demain je voterais blanc.
    La Gauche à tué la Gauche, et les socialiste sont les plus responsables de la crise de la Gauche
    Vous avez remarquer, j’ai mi une majuscule à la Gauche
    J’ai 63 ans et vous
    JLP

  2. Le déroulé de votre initiative est à l’opposé de primaires citoyennes. 10 minutes d’intro + 25 minutes de polticien + 35 minutes de blabla sociologique d’un piètre sociologue ! Plus de 2 interventions convenues de militants SOS racisme (PS), LDH (PS ?)
    Seule l’intervention de l’ancien postier pose les vrais problèmes : licenciements, criminalisation du mvt social, le PS doit-il être de ces primaires ?
    Une conférence ne permet absolument pas d’intégrer les gens, elle met le public à distance, Wiewiorka professe il ne se met pas au même niveau ou encore mieux au service du « peuple », et il le dit lui même je veux évacuer rapidement la politique
    mais les primaires sont une question politique !
    ce qu’il faut (1 proposition parmi d’autres) ce sont des ateliers dans lesquels les gens peuvent dirent ce qu’ils pensent des primaires, peuvent s’organiser et organiser les primaires, réfléchir sur des questions thématiques, créer ensemble, créer du lien…

  3. Bonjour,
    je m’appelle Paola Roman, je vis en France depuis 20 ans mais je suis italienne et je travaille à l’université de Clermont-Ferrand au sein du département d’études italiennes de la faculté de Langues.
    Tout d’abord, je vous félicite de cette initiative, très utile et très stimulante. Je crois, en effet, que l’un des problèmes de notre société contemporaine (je pense à la population étudiante que je connais le plus) c’est justement le manque d’une culture du dialogue (ou du conflit, si vous voulez, entendu comme confrontation entre opinions différentes). Il s’agit d’un manque cruel qui les amènent ou vers l’indifférence ou vers l’extrémisme ou vers le désespoir. La question est évidemment très complexe, mais cela dépend, il me semble, en grande partie de l’évolution plutôt malheureuse des politiques sur l’éducation, la formation et la culture en France (mais en général en Europe) au mois à partir des années 1990. Je crois que le nouveau candidat de « gauche » devrait engager un débat et prendre très au sérieux ces problèmes-là. C’est le moment de donner un sens positif à ce que M. Wieviorka nomme, à juste titre, une « mutation ». Il faudrait vraiment souligner l’importance du débat concernant ces enjeux et, surtout, il faudrait « investir » intelligemment sur la culture, les écoles et les universités.
    Je m’adresse à vous, même si j’habite dans une autre région et un autre département mais j’utilise l’espace que vous offrez après avoir entendu le débat que vous avez organisé.
    D’ailleurs, pour un engagement plus concret de ma part, est-ce que une initiative semblable est organisé à Clermont-Ferrand ou dans la région Auvergne?
    Bien cordialement
    Paola Roman

  4. Merci à Madame Barbara Romagnan d’avoir mis en ligne sur son site un enregistrement de la rencontre publique de Besançon avec elle-même et M. Michel Wieviorka. Cela permet de se faire une idée réelle de la démarche. On y constate que si la primaire si ardemment souhaitée par ses intitiateurs est peut-être, à sa façon, en route, le débat de fond qui devrait la porter et la justifier, lui, ne l’est toujours pas.

    On peut résumer le débat de cette réunion aux longs discours d’introduction des personnalités qui la dirigent, et aux remarques ou commentaires qu’ils retournent ensuite aux quelques questions et alertes proposées par des intervenants. Cette forme de réunion, et de ce que « Notre Primaire » appelle un débat, est semble-t-il déjà la même que celle qu’on peut constater dans la première réunion de La Bellevilloise, d’après ce qu’on a pu en connaître grâce aux deux courts extraits vidéo (Youtube) de Mme Eve Maillet et aux commentaires de nombreux participants, première réunion décrite par M. Wieviorka lui-même comme étant « parisienne » et destinée aux médias.

    Mais force est de constater que ces deux réunions sont déjà à l’identique, et qu’elles laissent supposer qu’elles risquent de toutes se tenir sur le même mode. Une tribune donnée à des signataires et intellectuels de différentes disciplines, en face d’un parterre qui à la fin peut poser quelques questions, auxquelles les personnalités répondent à leur aise, et, le temps que tout cela se mette en place, un organisateur demande déjà de conclure.
    http://www.barbararomagnan.eu/notre-primaire-reecoutez-la-conference-debat-de-besancon-avec-michel-wieviorka-5745


    A la délicatesse des approches du discours de Madame Romagnan, qui insiste bien pour finir sur la prééminence indispensable d’un débat avant la primaire (« la primaire doit servir d’abord à retrouver le goût de l’élaboration du projet collectif, d’abord des idées, et seulement après, au bout au bout, elle peut être l’outil de la désignation d’un(e) candidat(e), de la personne qui pourra porter cette proposition »), M. Wieviorka répond globalement par une fin de non recevoir : le contenu modeste et en quelque sorte controlé de la réunion confirme effectivement deux choses : c’est bien la primaire qui prime (!), et la prétendue possibilité de débat qu’elle offrirait est essentiellement bottée en touche.

    A un intervenant qui dit :  » Une primaire à gauche : sur quel programme ? Pour quoi faire ? … Comment redonner de l’espoir au gens dans une primaire avec le parti socialiste, qui les a amenés droit dans le mur ? … Je doute que les salariés, tous ceux qui subissent aujourd’hui les politiques soient enthousiasmés par une primaire avec le parti socialiste » (la première et seule intervention très applaudie par la salle !).
    « La primaire pour finalement voter pour Hollande ou Valls ? Un candidat de gauche, pas de problème, mais si c’est pour avoir à soutenir un candidat qui poursuit la politique actuelle ?… il faut aussi qu’on fasse attention où on met les pieds. »…
    M. Wieviorka, insensible semble-t-il à la popularité de ces questions, répond avec gourmandise (sur le ton de la victoire) qu’il a une information à donner : lui et ses collègues initiateurs de la primaire ont rencontré officiellement M. Cambadélis et le parti socialiste, et ça y est, le parti socialiste est plutôt dans la perspective de participer à cette primaire !
    A un intervenant qui dit (la même intervention très applaudie par la salle): « C’est ceux qui sont aux responsabilités qui sont fautifs de la situation dans laquelle nous sommes. Il faut un programme de rupture » (voulant dire : rupture avec la politique menée actuellement).
    M. Wieviorka écarte la question en dramatisant sur le mot « rupture », en l’amalgamant tout de suite à un appel à une Révolution : « Si il y avait dans ce pays une poussée forte dans le sens que vous indiquez, si comme disait Lénine la situation était révolutionnaire, pas seulement les gens, on réfléchirait autrement : mais on n’en est pas là. On en est très très loin. … il ne me semble pas qu’on soit dans une période historique propice aux idées que vous développez, des idées de rupture. Par contre je crois beaucoup à des dynamiques de changements profonds, mais des dynamiques politiques, pas des dynamiques de rutpture. »

    Et M. Wieviorka revient sur la primaire :  » … en organisant une primaire, on va mettre en débat ces questions (emploi, chômage, revenus, transformation - privatisation - des entreprises publiques etc.) on va mettre ça sur la table, et on va créer le débat, si ça marche, je ne vous dis pas que ça va marcher à coup sûr, eh bien on aura au moment de la primaire (et même avant) la rémontée de tout ce qui aura été discuté ici et ailleurs, et ça devrait informer, irriguer le débat de la primaire proprement dit, et il en sortira quelqu’un, j’espère, qui aura entendu, et il en sortira quelqu’un qui fera autre chose que la politique que vous critiquez. Je ne vois pas ce qu’on peut proposer de plus constructif. »

    Cela fait beaucoup d’espoir et d’incertitudes, qui oublient volontiers la réalité des bilans qui nous pésent sur la tête, au total des arguments dont on peut légitimement se demander s’ils auront un quelconque pouvoir de mobilisation générale.
    Surtout s’ils renvoient le profond écoeurement des gens, leurs difficultés de vie et leurs tentatives de les exprimer à une sorte de propos révolutionnaire anachronique, décalé ou ridicule.
    Ce n’est pas entendre les gens que de détourner et disqualifier ainsi le légitime malheur de l’époque.

    Et pour finir, à un intervenant qui dit :  » Je suis licencié, mon gosse est au chômage : on retrouve du boulot dans combien de temps ? Et quel boulot ? Quand ça va cesser que la fin de mois commence au 15 du mois ? », M. Wieviorka répond (en même temps qu’il est sommé par un organisateur de conclure la réunion) qu’il faut parler des questions importantes comme celles-là avec les gens qui ont les compétences (économiques - M.Pikety etc.).
    Allez expliquer au gens que c’est à partir de l’économie et des économistes (même les plus en vue, ou les plus sympas, compétents etc.) qu’on va régler leurs problèmes, qu’on va changer positivement le monde, leur monde…

    On observe dans ce type de réunion que le ton des intervenants dans le public est préoccupé et inquiet, que leur temps de parole est conventionnellement court, pendant que celui des répondeurs officiels est décontracté et assuré, et largement développé.

    Honnêtement, Madame Romagnan, peut-on dire que nous avons eu affaire à un débat à Besançon ? Ou si cette réunion a produit un débat, est-ce celui, et les autres à sa suite s’ils se déroulent selon le même mode, qui va apporter de véritables éléments susceptibles d’encourager un mouvement de fond et une adhésion spontanée ?

  5. « Si il y avait dans ce pays une poussée forte dans le sens que vous indiquez, si comme disait Lénine la situation était révolutionnaire, pas seulement les gens, on réfléchirait autrement : mais on n’en est pas là. On en est très très loin. »
    Qu’il aille dire ça aux salariés d’une marque de pneus trainés en justice par le gouvernement, aux jeunes des quartiers abandonnés, aux chomeurs en fin de droits, aux personnes au RSA, aux étudiants, aux agriculteurs, aux personnes qui dorment dehors, aux stagiaires, aux travailleurs précaires, aux personnes qui perçoivent le minimum vieillesse et le liste est longue…

    Je propose que le PS n’ait plus le droit d’utiliser le mot socialisme, car ce mot a une signification qu’il ne faut pas salir!!!

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