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Sages-femmes : pour une reconnaissance de leur métier

Sages-femmes en grèveDepuis le 16 octobre dernier, partout dans le pays, les sages-femmes sont en grève. Un dialogue s’est engagé avec la ministre des Affaires sociales et de la Santé, Marisol Touraine, autour du futur projet de loi de santé publique et plus globalement autour de l’évolution du métier et du statut des sages-femmes.

Parce que ces questions me semblent importantes, j’ai souhaité recevoir, mi-décembre, plusieurs sages-femmes de Besançon exerçant en milieu hospitalier afin d’avoir une vision plus complète de la situation.

Les 4 principales revendications, portées par un collectif rassemblant plusieurs syndicats et associations, sont les suivantes :

  • Reconnaître la sage-femme comme praticien de premier recours en santé des femmes dans un parcours de soin visible et direct
  • Avoir un statut médical sans ambiguïté, quel que soit le mode d’exercice (salarié en hospitalier, privé, territorial ou libéral) ce qui implique la sortie du titre IV de la fonction publique pour les sages-femmes hospitalières
  • Obtenir un salaire à la hauteur de nos compétences, nos responsabilités et notre formation (BAC + 5 au minimum) quel que soit le mode d’exercice
  • Intégrer la formation initiale dans des composantes universitaires autonomes

L’un des points d’achoppement est donc la volonté des professionnels d’être intégrés comme les autres professions médicales et les pharmaciens dans le titre II du statut général de la fonction publique, relative à la fonction publique d’Etat. Cette modification s’inscrirait en conformité avec les exigences de la formation initiale : réussite au concours de la Première Année Commune des Etudes en Santé (PACES) et obtention d’un grade Master dès l’année prochaine pour les étudiants en maïeutique.

Les députés socialistes sont particulièrement sensibles à ces demandes pour la défense et la reconnaissance des sages-femmes et ce, depuis plusieurs années comme lors de la loi Hôpital, patients, santé, territoires (HPST) de 2009. C’est ainsi qu’une délégation de sages-femmes a été reçu le 7 novembre par Catherine Lemorton, présidente de la commission des Affaires sociales et Catherine Coutelle, présidente de la Délégation aux droits des femmes.

Après avoir été reçu à plusieurs reprises au ministère des Affaires sociales et de la Santé, le collectif des sages-femmes continue à être associé aux réflexions en cours. Des réunions de concertation au ministère sur le statut hospitalier ont débuté le 2 décembre, sous la présidence d’Edouard Couty. Et Marisol Touraine a effectué un point d’étape le 20 décembre. Une position de dialogue et d’ouverture reconnue par le collectif. Les positions semble encore divergentes mais le travail se poursuit afin d’aboutir à des solutions aussi consensuelles que possible d’ici à la fin du mois de mars. C’est, en tout cas, le souhait que je formule, tant la place des sages-femmes – notamment en milieu hospitalier – est essentielle et va bien au-delà de l’accouchement, en accompagnant les femmes et les familles du début de la grossesse aux premiers mois de l’enfant.

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