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Prévention de la récidive et réinsertion : 300 postes supplémentaires pour les SPIP

Dans le cadre de la préparation de la réforme pénale et dans sa volonté de mettre en place une politique efficace de prévention de la récidive et de réinsertion, Christiane Taubira, ministre de la Justice, Garde des sceaux a annoncé, le 5 juin dernier, la création de 300 postes supplémentaires dès 2014 dans les Services pénitentiaires d’insertion et de probation (SPIP). L’occasion de revenir sur un service incontournable et pourtant méconnu de l’administration pénitentiaire.

La mission principale des SPIP, créés en 1999, est la prévention de la récidive. Pour cela, ils agissent dans différents domaines : l’aide à la décision judiciaire et l’individualisation des peines, la lutte contre la désocialisation, la (ré)insertion des personnes placées sous main de justice, le suivi et le contrôle de leurs obligations. Les personnels pénitentiaires d’insertion et de probation du ministère de la Justice prennent en charge les personnes confiées par l’autorité judiciaire et mettent en place un suivi adapté, permettant de contrôler le respect des obligations imposées par le jugement, de travailler sur le passage à l’acte et le sens de la peine et de concourir au maintien de l’autonomie et à la responsabilisation des personnes suivies.

Les conseillers pénitentiaires d’insertion et de probation (CPIP) sont amenés à travailler à la fois en prison (milieu fermé) mais aussi « en milieu ouvert » auprès des personnes qui font l’objet d’un suivi judiciaire après leur incarcération ou les personnes placées sous main de justice hors détention (sursis mise à l’épreuve par exemple).

A l’intérieur de la prison, ils aident à la décision judiciaire en proposant au juge de l’application des peines des mesures d’aménagement de peine alternatives à l’incarcération en fonction de la situation du condamné. Ils préparent aussi à la sortie de prison : il s’agit de faciliter l’accès des personnes incarcérées aux dispositifs d’insertion et de droit commun (logement, soin, formation, travail) en s’appuyant à la fois sur les partenaires institutionnels et sur les associations. Ils apportent par ailleurs l’aide utile au maintien des liens familiaux et portent une attention particulière aux problèmes d’indigence, d’illettrisme et de toxicomanie. Ils facilitent l’accès des personnes détenues à la culture, en programmant des activités adaptées au milieu carcéral (diffusion d’œuvres, ateliers…).

En milieu ouvert, ils interviennent dans le cadre d’un mandat judiciaire en apportant à l’autorité judiciaire tous les éléments d’évaluation utiles à la préparation, à la mise en œuvre et au suivi des condamnations. Ils aident les personnes condamnées à comprendre la peine et impulsent avec elles une dynamique de réinsertion favorable à la prévention de la récidive.

Ils s’assurent par ailleurs du respect des obligations imposées aux personnes condamnées à des peines restrictives ou privatives de liberté (sursis mise à l’épreuve, semi-liberté, travail d’intérêt général, libération conditionnelle, placement sous surveillance électronique, suivi socio-judiciaire dans le cadre d’une peine criminelle). Concrètement, une personne condamnée à une peine de sursis mise à l’épreuve sera suivie par le SPIP pendant 2 à 3 ans de manière régulière.

Le SPIP est l’interface indispensable entre le juge, les soignants, les services d’insertion professionnelle, les élus (TIG) et les personnes placées sous main de justice.

Il existe aujourd’hui une centaine de SPIP sur l’ensemble du territoire français. L’antenne de Besançon compte 14 conseillers pénitentiaires d’insertion et de probation dont les 3/4 travaillent en milieu ouvert. Chaque CPIP prend en charge en moyenne plus d’une centaine de mesures.

Cheville ouvrière de la réinsertion et de la prévention de la récidive, les services pénitentiaires d’insertion et de probation du ministère de la Justice se voient renforcés pour accompagner la mise en œuvre de la réforme pénale inspirée par les conclusions de la conférence de consensus de février dernier qui pose comme principe que la sanction pénale, pour garantir la sécurité de tous, doit viser en priorité l’insertion et la réinsertion des personnes qui ont commis une infraction.

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