skip to Main Content
contact@barbararomagnan.eu

Vous avez dit milliers emplois et politiques industrielles ? Répondons écologie et socialisme.

Compétitivité, déficit commercial, politiques industrielles, pertes d’emplois, ces mots reviennent sans cesse dans les médias, et cela n’a rien d’étonnant. Ces questions sont celles qui secouent notre pays et préoccupent légitimement les Français. Mais ce qui est plus surprenant, c’est qu’aucun commentateur ne réponde qu’une partie des solutions sont à rechercher dans l’écologie.

Un débat qui doit devenir citoyen

Au quotidien, l’écologie est encore mal comprise, peu accessible, parfois porté, il est vrai, par un discours technocratique laissant penser que l’affaire serait uniquement scientifique, économique, mais rarement politique et citoyenne.
C’est pourquoi la loi sur la participation du public aux décisions environnementales, devenue effective depuis fin décembre, doit être saluée. Elle redonne la parole aux citoyens contre une minorité qui s’accapare les débats, monopolise la parole publique et impose ses vues.

Répondre aux défis industriels de la France par la transition énergétique : des gisements d’emplois

Comme élus, nous sommes interpelés pour trouver des solutions aux plans sociaux. La désindustrialisation de la France est certes engagée depuis longtemps, mais elle n’est pas inéluctable, il est de la responsabilité de l’Etat de la combattre, en définissant les secteurs et les activités prioritaires, en engageant la reconversion de pans entiers du secteur industriel français.

Pourtant, qu’a fait la droite pour développer les gisements d’emplois qui sont encore inexploités dans le photovoltaïque, l’éolien, la géothermie, ou même le démantèlement des centrales nucléaires ? De véritables plans sociaux ont été subits par ces filières ces deux dernières années. A titre d’exemple dans le photovoltaïque, suite aux nombreuses suppressions d’emplois ces dernières années, la France se classe derrière l’Allemagne, la Chine, ou les Etats-Unis.

Un plan gouvernemental en faveur de l’emploi et de l’industrie photovoltaïque française

Panneaux photovoltaïquesLe plan annoncé par Delphine Batho il y a quelques jours pour le soutien à la filière photovoltaïque démontre la volonté du gouvernement d’agir pour l’emploi et la réindustrialisation de la France.

Modifiant les critères d’attribution des appels d’offres pour de grandes installations photovoltaïques, le gouvernement socialiste entend dissuader l’utilisation de terres agricoles déjà rares, favoriser l’accès des PME à ces marchés, et pénaliser les installations à fort coût carbone, dont les composants auraient été importés de loin. Autre mesure et non des moindres, les tarifs de rachat pour les plus petites installations seront plus avantageux pour les particuliers et industriels utilisant des panneaux photovoltaïques fabriqués en Europe. Ne cachant pas sa volonté protectionniste, la Ministre entend ainsi développer le « made in Europe » et relancer la filière et l’emploi.

Une telle politique ambitieuse à l’échelle européenne est la condition du soutien à la filière photovoltaïque quand l’Union Européenne reste encore aujourd’hui le seul espace économique subissant la concurrence déloyale chinoise. Si les Etats-Unis sont allés jusqu’à taxer les panneaux photovoltaïques chinois à 250%, pourquoi ne le ferions-nous pas ?

De la fabrication à l’installation, en passant par l’entretien et le conseil, la filière photovoltaïque française a besoin d’un plan de développement massif et global. Dès la formation initiale et professionnelle, le gouvernement doit être présent pour développer l’offre de formation et permettre l’orientation de milliers de jeunes vers ces filières des énergies renouvelables aux emplois bien souvent non délocalisables.

N’oublions pas enfin que ces débats constituent la clef du débat actuel sur la compétitivité française. 88% du déficit de la balance commerciale française est dû aux importations énergétiques, principalement pétrolières. La réduction de notre consommation énergétique et l’indépendance énergétique de la France sont donc intimement liées. Je ne parlerai même pas ici des millions d’emplois qui seront créés dans la rénovation thermique des logements et du soulagement des ménages qui allègeront ainsi leur facture énergétique. Et si les seuls arguments du dérèglement climatique et des crises alimentaire et sociale qu’il entraine ne suffisent pas à certains sceptiques, l’argument de la compétitivité française achèvera de les convaincre de la nécessité pour la France d’engager une transition énergétique ambitieuse.

La discussion à l’Assemblée ce jeudi de la seconde version de la proposition de loi sur la tarification sociale de l’énergie constituera une autre étape de l’action des socialistes pour lutter contre la précarité énergétique qui touche 8 millions de Français et avancer vers une réduction de notre consommation énergétique qui ne pénalise pas les plus pauvres.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Back To Top