skip to Main Content
contact@barbararomagnan.eu

Comment penser la gauche sans la croissance ? – Conférence, 30 janvier, 20h, Petit Kursaal

ConférenceDepuis le premier choc pétrolier, dans les années 70, le chômage n’a cessé de faire des ravages dans nos sociétés développées.

Cela fait plus de 30 ans que l’ensemble des gouvernants affirme que la croissance va bientôt revenir et nous permettre de sortir du chômage. Seulement, vu les gains de productivité réalisés chaque année, on sait qu’il faut 2,5 à 3 % de croissance pour que le besoin de travail augmente dans l’économie.

Malheureusement, le taux de croissance est le même depuis 40 ans dans toute l’Europe. Depuis 2001, il est en France en moyenne (et cela, avant la crise) de 1,6 %… C’est exactement le même que pour l’ensemble de la zone euro, soit le strict minimum admis pour ne pas avoir de destructions d’emplois. Et pour 2013, le Gouvernement a fixé à 0,8 % la prévision de croissance. On est bien loin des 3 % de croissance nécessaires.

Alors que faire ? Sans croissance la gauche est-elle condamnée à décevoir ? Comment, dans ce contexte, peut-elle mettre fin au chômage de masse ? Comment partager plus justement les richesses et le pouvoir si les richesses n’augmentent pas ?

Peut-on envisager une prospérité également partagée, un progrès social et humain sans croissance ?

Ces questions obligent la gauche actuellement au pouvoir à s’interroger sur le sens profond du projet de société qu’elle veut porter.

Ce sont ces questions que je voudrais aborder avec vous en vous invitant à la réunion que j’organise :

mercredi 30 janvier 2013 à 20 heures
au Petit Kursaal à Besançon

(2 place du Théâtre – 25000 Besançon)

J’ai demandé à deux personnalités de nous aider dans cette réflexion, en apportant leurs témoignages de chercheurs reconnus et engagés dans la cité :

  • Patrick Viveret, philosophe et essayiste altermondialiste, auteur du récent essai La cause humaine, du bon usage de la fin du monde
  • Guillaume Duval, rédacteur en chef du magazine Alternatives économiques, auteur de La France d’après. Rebondir après la crise.

J’espère avoir le plaisir de vous rencontrer lors de cette soirée qui se terminera par le partage du verre de l’amitié.

Cet article comporte 0 commentaires
  1. Bonne idée et bon sujet! La croissance mérite d’être redéfinie avec de meilleurs instruments de mesure (cf Reconsidérer la richesse, de P. Viveret). Mais il faut aussi refonder l’impôt et son usage et remplacer l’assistance par une solidarité responsable. Une soirée risque d’être un peu courte pour un si vaste programme, mais il est urgent de commencer à réfléchir…

  2. Je ne suis pas tout à fait d’accord, pourquoi ce ne serais qu’une question de gauche ?
    Alors que la croissance ne peut plus être la solution au chômage de masse, que la mesure et que le concept même de croissance sont à juste titre critiqués et doivent évoluer : la pollution créé de la croissance, l’eau propre et saine au robinet, le logiciel libre et gratuit n’en créent pas, …parce que « croissance » ne signifie pas ou de moins en moins « augmentation de la satisfaction des besoins essentiels, de nos besoins », ….oui, il faut repenser la croissance, repenser nos besoins tant collectifs qu’individuels, ce n’est pas seulement une question « de gauche », c’est autant une question collective que de choix individuels.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Back To Top