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Trente ans de crise des banlieues, par Luc Bronner

Pour faire suite à la table ronde que j’avais organisée le 17 février à l’espace Nelson Mandela, à la Maison de quartier de Planoise, je suggère la lecture de cet article de Luc Bronner, ex-spécialiste des banlieues au journal Le Monde, nouveau Rédacteur en chef et auteur de La loi du Ghetto. Il revient sur la politique de la ville, l’action des politique et l’efficacité sur le visage des banlieues.

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Depuis trente ans, la crise des banlieues fait partie de cette exception sociale française, illustration explosive du formidable décalage entre les promesses de la République et leurs réalisations. Trente ans ? Parce que quelques dizaines de jeunes, un soir de juillet 1981, quelques mois à peine après l’élection de François Mitterrand à l’Elysée, avaient incendié des voitures et exprimé, publiquement, leur colère aux Minguettes à Vénissieux, dans la banlieue lyonnaise.

Cet épisode avait ouvert le chapitre des « étés chauds », des « rodéos », des « violences urbaines », dont nos voisins européens ne cessent de s’étonner. Cet anniversaire coïncide, en un terrible raccourci, avec celui des émeutes des 16, 17 et 18 juillet 2010 dans le quartier de la Villeneuve à Grenoble. Comme si le paysage des quartiers restait désespérément le même. Comme si la chronique des banlieues devait se limiter aux poussées de fièvre, puis aux périodes d’oubli - celle que nous vivons aujourd’hui dans l’indifférence la plus complète.

Trente ans de crise de banlieues, et donc trente ans de politique de la ville. Pour quels résultats ? Les émeutes de l’automne 2005 ont montré combien les coupures entre la République et ses enfants des quartiers étaient profondes. Fracture sociale, économique, identitaire, mais aussi ethnique, tant les phénomènes de ségrégation sont importants. La gravité de cet épisode de violences collectives, inédit depuis Mai 68, avait eu un mérite : replacer la question des banlieues au coeur de l’agenda politique.

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La cour des comptes conteste l’utilisation de la vidéosurveillance

Conseillère générale du canton de Planoise, j’avais réagi au mois de novembre à la polémique municipale concernant la politique de sécurité. J’avais à la fois affirmé l’importance pour chacun de vivre dans la tranquillité et ma réserve par rapport à l’utilisation de la vidéo-surveillance pour atteindre cet objectif. Dans son récent rapport sur l’organisation et la gestion des forces de sécurité la Cour des Comptes va dans ce sens en se montrant très critique sur la politique conduite dans ce domaine : coûteuse, inefficace et qui s’accompagne d’un désengagement de l’Etat. Mais, il conteste en particulier la video-surveillance. Ces caméras sont jugées…

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Justice des mineurs : les dangers de la réforme

Le 28 juin dernier, l’Assemblée Nationale a adopté un projet de loi visant à réformer la justice des mineurs. Il ne reste maintenant plus qu’à l’Assemblée Nationale et au Sénat à s’entendre sur quelques ajustements mineurs pour que ce projet de loi soit adopté.

De nombreux professionnels de la justice, de nombreuses personnalités politiques, des associations à l’image de l’UNICEF, se sont indignés et se sont mobilisés contre ce projet.

Comme l’indiquait Jean-François de Mongolfier, chargé de mission au service juridique du Conseil Constitutionnel, en octobre 2008, deux principes fondamentaux doivent régir la justice des mineurs :

  • l’atténuation de leur responsabilité pénale en fonction de leur âge
  • la nécessité de rechercher le relèvement éducatif et moral des enfants délinquants par des mesures adaptées à leur âge et à leur personnalité.

Cette justice doit être mise en œuvre par une juridiction spéciale, et donc spécialement formée, et selon des procédures qui prennent en compte les spécificités liées au jeune âge des justiciables mineurs.

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De nouvelles places de crèche à Planoise

Ce matin j’ai participé à la pose de la première pierre de l’espace multi-accueil pour la petite enfance, rue d’Artois, pour lequel le Conseil général a participé à hauteur de 95 622 euros.

Je suis particulièrement sensible a cet investissement qui me semble un outil pour favoriser l’égalité à la racine. D’abord l’égalité entre les enfants quelle que soit leur origine et le niveau de revenu de leur parents. En effet, pour lutter contre les inégalités sociales, il est nécessaire de s’y atteler au plus tôt. Mais également l’inégalité entre les hommes et les femmes. On le sait, les femmes assument toujours l’essentiel des responsabilités domestiques et familiales quand elles vivent en couple. Elles représentent également 85 % des chefs de famille monoparentale. Elles sont davanatge au chômage que les hommes et quand elles occupent un emploi, il est plus souvent à temps partiel et / ou précaire. On comprend bien que les lieux d’accueil qui permette une bonne prise en charge des enfants est essentiel.

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