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Carrefour Valentin : extension n’est pas raison

L’hypermarché Carrefour d’Ecole-Valentin et la galerie marchande attenante ont récemment déposé une demande d’extension de 4350 m², alors que la surface actuelle est de 9555 m². Ce projet ne m’inspire rien de bon, d’autant que sur le bassin bisontin, l’hypermarché Géant Casino de Chateaufarine va déjà s’agrandir de 5000 m² et qu’un projet d’extension de 20000 m² est prévu pour la ZAC de Chalezeule.

Sur le plan économique, ces extensions conduisent à  une concentration des structures de distribution commerciale. Hypertrophiées, elles “rationaliseront” leur business de la façon que l’on connaît. A terme, et c’est même déjà  le cas, ces structures seront hégémoniques de sorte que ni la volonté populaire, ni les pouvoirs politiques ne pourront aller à  leur encontre. En effet, il ne restera plus que ces structures géantes ou presque : leur poids économique sera énorme, les petits commerçants auront disparu ou se seront réfugiés dans les “marchés de niche”, et les nouveaux ne s’y risqueront pas car créer de nouvelles structures prend beaucoup de temps.
La création nette d’emploi (emplois créés, auxquels il faut déduire les emplois détruits dans les moins gros commerces) sera nulle ou négative. Et en amont, les très grosses structures de production agricoles ou industrielles, dont les produits sont commercialisés dans ces magasins, seront favorisées en termes de croissance de chiffre d’affaires mais pas de profitabilité. De fait, les petits et moyens producteurs souffriront, disparaîtront ou devront se trouver “des niches” de consommation.

Sur le plan de l’urbanisme, les projets d’extension de centres ou de zones commerciales sont également inquiétants. En effet, la séparation entre zones d’habitat et zones de commerces s’accentuera. Les gros bourgs pavillonnaires dortoirs et les cités dortoirs ne se réveilleront pas. De même, en terme de trafic routier, les bouchons aux sorties de villes aux heures de pointe s’amplifieront. Enfin, le paysage, l’attractivité et la vie urbaine en pâtiront, car on observera inévitablement une diminution du nombre de commerces en centre ville et autour des centres villes.

Sur le plan environnemental, c’est aussi ce qu’il ne faut plus faire :

  • augmentation de la surface imperméabilisée,
  • augmentation des besoins en déplacement du fait de la disparition des commerces de proximité,
  • mode de consommation favorisant le gaspillage,
  • augmentation des besoins en réfrigérateur du fait de la raréfaction des boucheries de proximité,
  • mode de consommation défavorable à  l’agriculture non hyper-intensive,
  • nuisances routières et agriculture intensive, impliquant le transport des marchandises notamment agricole d’un bout à l’autre de l’Europe alors que les productions locales devraient être promues.

Enfin, sur le plan social, il faudra systématiquement une voiture pour faire ses courses, notamment en zone rurale. Et contrairement aux petits commerces de proximité, très utiles à la vie sociale en favorisant les rencontres et les échanges, ces très grands centres commerciaux conduisent à une dépersonnalisation des relations. Enfin, je crois que les salariés pourront compter encore davantage sur le sens très social du patronat des grandes surfaces…

Cet article comporte 4 commentaires
  1. Vous parlez grand magasin, mais observé votre environnement nouveau sur CASSIN que vous avez choisi par opportunisme parceque vous avez l’étiquette PS, et là j’attends votre commentaire sur la vie commerciale et l’urgence d’aujourd’hui pour les Planoisiens ( dont vous vous êtes rattachées) c’est la réouverture d’une vraie Boulangerie sur Cassin).
    C’est là qu’on vous attend, faire vivre Planoise autrement.

  2. D’accord avec le précédent message: venir habiter à Planoise pour être dans la continuité d’une stratégie politique et critiquer Carrefour Valentin qui est sur une autre circonscription démontre un opportunisme primaire et une méconnaissance des rouages de la grande distribution.
    C’est la municipalité qui va être contente de cette critique quand on pense les efforts qu’il a fallu faire pour que Carrefour installe une succursale à la Grette, après l’incendie.
    Ce texte ne sera pas publié alors, quelle importance.
    Michel VAGNE
    vrai planoisien depuis 30 ans

  3. Réponse à Michel VAGNE :
    Petite précision : Carrefour Valentin est sur la première circonscription puisqu’il est sur la commune d’Ecole-Valentin, donc critiquer la prise de position de Mlle Romagnan en prétextant que c’est de l’opportunisme primaire me semble refléter, de votre part, de la mauvaise foi et une certaine méconnaissance de cette circonscription (qui ne contient pas que Planoise, même si c’est un quartier très important et remplit d’habitants d’une excessive gentillesse). Donc, de grâce, faites des critiques sur le fond et pas sur la forme. D’ailleurs, c’est pas très sport de reprocher à quelqu’un d’habiter dans un quartier depuis peu et en plus par opportunisme politique. J’ai coutume de dire qu’il faut bien s’installer un jour quelque part, donc à un moment ou un autre, nous sommes tous des « nouveaux » quelque part. Ce qui ne fait pas de nous des opportunistes ou des personnes incompétentes. Et ce n’est pas parce que l’on est installé dans un quartier depuis plusieurs décennies qu’on serait plus compétent et habilité à donner des leçons. Que serait Planoise si de nouveaux Planoisiens n’étaient pas venus, au fil des années, s’y installer et y fonder leur famille. Mais peut-être préférez-vous vivre en vase-clos…
    Enfin, puisque je réponds à votre message, je constate qu’il a bien été publié. Donc il n’a pas, contrairement à ce que vous insinuiez, été censuré.

  4. J’approuve totalement votre analyse. Votre collègue du PS, Emmanuel Dumont, conseiller municipal de Besançon a fait, lui aussi sur son blog, une bonne analyse des pratiques de la grande distribution. Etonnantes prises de position quand on sait de le PS, au conseil municipal de Besançon a toujours déroulé le tapis rouge aux zônes commerciales, dévastatrices à bien des points de vue (Chateaufarine, ancienne zône verte dans le POS de l’époque!, ou les Marnières aujourd’hui), au détriment des commerces au centre-ville et de proximité dans les quartiers. S’agit-il d’un changement d’orientation de votre parti ou de prises de position individuelles? Quant aux commerces de la Place Cassin, c’est toute un histoire, que vous connaissez peut-être, où les Planoisiens sont intervenus, il y a 15 ans, directement pour sauver les commerces du quartier. Des problèmes persistent dont il conviendrait de parler sans tabous, en associant les habitants, dont les élus municipaux ont pris conscience bien tardivement de la gravité. Je vous invite à en parler avec les habitants anciens acteurs et témoins, mais vous l’avez peut-être déja fait… et à contribuer à prendre les problèmes de front, et sur le fonds. A votre disposition. JCM

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