Ecole en danger : Rosemont-Pesty, mon courrier au Recteur
28/01/12
Aujourd’hui, des parents d’élèves, des enseignants, des citoyens sont mobilisés pour la défense de leur école et de ce fait pour la qualité de l’éducation de façon plus générale.
Voici le courrier que je viens d’adresser au Recteur de l’Académie de Besançon, en soutien aux revendication des enseignants et des parents de l’école Rosement-Pesty.
Monsieur le Recteur d’Académie,
Je m’adresse à vous, à travers ce courrier, afin de solliciter toute votre attention quant à la menace de suppression de postes qui pèse sur l’Ecole Rosemont-Pesty.
Au delà de sa fonction première d’éducation, cet établissement situé au coeur du quartier Pesty, réhabilité avec succès, joue un rôle primordial de développement et de cohésion et bénéficie d’une véritable mixité sociale.
Or, pour être un vecteur de progrès et répondre aux objectifs éducatifs, que visent le projet académique 2011-2014, de réussite et d’accompagnement de chaque élève en prenant en compte ses particularités, cette école a besoin des ressources humaines adaptées et suffisantes. D’autant que chaque année, cet établissement accueille de nombreux enfants du voyage, qui sont intégrés dans les classes selon leur âge et leur niveau.
Pourtant, il est envisagé de fermer, très prochainement, une classe et de supprimer un poste appartenant aux réseaux d’aides spécialisées aux élèves en difficulté (RASED). C’est pourquoi, je partage aujourd’hui l’ensemble des profondes inquiétudes dont m’ont fait part les parents d’élèves, qui m’ont alertée d’un tel projet.
Alors qu’à la rentrée 2011, l’équipe pédagogique a déjà été sensiblement réduite par la perte d’un poste RASED et d’un emploi de vie scolaire, une nouvelle suppression de poste sera indéniablement très lourde de conséquences.
Rendez-vous aussi sur ma page Facebook
26/01/12
J’ai beaucoup de plaisir à vous accueillir sur ma nouvelle page Facebook, www.facebook.com/BarbaraRomagnan, lancée à l’occasion de la campagne des élections législatives où je suis candidate, avec Gérard Galliot (Maire de Dannemarie-sur-Crète, Conseiller général du canton d’Audeux), mon suppléant.
Avant de vous dire brièvement comment je conçois l’utilisation et l’utilité de cette page Facebook, je dois vous avouer que je ne suis pas une férue de nouvelles technologies et de réseaux sociaux. Non pas que je remette en cause leur pertinence. Bien au contraire, ce sont de formidables outils d’échange, de partage, de convivialité, de lien mais aussi d’ouverture sur le monde et les cultures. Mais je ne me sens pas de compétences particulières en la matière. L’informatique, internet et ses différentes applications me semblent parfois obscurs pour la non-initiée que je suis. Néanmoins, je m’emploie à réduire ma “fracture numérique” pour me familiariser avec ces nouveaux outils. Plus fondamentalement, j’ai une certaine méfiance devant la personnalisation excessive de la politique et son risque de « pipolisation » , qui à mon sens participe de la dépolitisation des citoyens.
Le rassemblement du Bourget : un élan vers le changement
23/01/12
Ce dimanche après-midi, François Hollande a prononcé son premier grand discours de campagne au Bourget, en Seine-Saint-Denis, devant plus de 25 000 personnes. Même si le public était, certes, acquis, tout le monde a constaté le souffle et l’élan mobilisateur de cette intervention.
Il a fixé des objectifs, esquissé le chemin pour les atteindre, réaffirmé des valeurs, pris des engagements, présenté des manières de faire et de se comporter. La droite pourra bien ironiser sur le caractère général de son intervention, il n’en reste pas moins que tout le distingue de la majorité en place.
François Hollande s’est clairement situé dans le temps de l’histoire de la gauche, du progrès et de la république. L’égalité et la justice est un axe fort de son programme avec la nécessité d’en finir avec les privilèges de quelques uns, d’avancer résolument vers le partage du pouvoir, le respect des plus fragiles (les enfants, les précaires, les étrangers, les chômeurs), tant de principes particulièrement mis à mal durant ce quinquennat. La lutte contre la domination de la finance – son « véritable adversaire » – constitue un autre point fort de son intervention avec l’annonce de mesures précises comme la suppression des stock-options, l’encadrement des bonus ou la taxe européenne sur les transactions financières. « La réindustrialisation de la France » est une priorité de François Hollande qui annonce la création « d’une banque publique d’investissement » et un livret d’épargne pour les petites entreprises.
La droite reprochait à François Hollande de rester dans le flou et le meeting du Bourget ne devait pas aborder le détail du programme. C’est pourtant bien l’esquisse d’un programme clairement de gauche qui a été présenté avec certaines mesures que je retiens plus particulièrement (en désordre…) :
- Encadrement des loyers là où les prix sont manifestement excessifs et multiplication par 5 des sanctions envers les communes qui ne respectent pas le minimum de 20 % de logements sociaux sur leur territoire.
- Retraite à 60 ans à taux plein pour ceux qui ont déjà cotisé 41 ans.
- Accession au mariage et à l’adoption pour les couples homosexuels.
- Droit de vote des étrangers aux élections locales.
- Non-cumul des mandats pour les parlementaires.
- 60 000 postes dans l’éducation nationale (enseignants, surveillants, infirmiers) avec une priorité à l’école maternelle. La révision des rythmes scolaires. La diminution de moitié des jeunes sortant du système éducatif sans diplôme ni formation.
- Création d’une tranche d’imposition supplémentaire à 45 % pour ceux qui touchent plus de 150 000 euros par an.
- Suppression des niches fiscales accordées aux ménages aisés et aux grandes entreprises.
- Retrait des troupes françaises d’Afghanistan.
- Proposition d’un nouveau traité franco-allemand en faveur de la croissance et de grands travaux.
Chacun aura, bien sûr, ses réserves ou sera en désaccord sur certaines propositions. Par exemple, je pense que son propos fait la part beaucoup trop belle au nucléaire face aux énergies renouvelables. De même, la non augmentation du nombre de fonctionnaires après toutes les suppressions de postes auxquelles nous avons assistés me semble une limite sérieuse à l’atteinte des objectifs fixés. Mais il faut bien reconnaître que si le quinquennat qui vient voyait se réaliser toutes ces propositions, le visage de la France changerait profondément et la vie de ses habitants en serait grandement améliorée. François Hollande, dans sa première grande intervention, donne un cuisant démenti à ceux qui doutaient de lui.
Au Bourget, la campagne commence avec un bel élan !
Nous attendons désormais le programme détaillé pour ce jeudi 26 janvier et j’espère avoir l’occasion d’échanger avec vous à l’occasion des réunions que je tiendrai dans les communes de la première circonscription (cantons d’Audeux, de Boussières, de Quingey, et Besançon).
Je vous convie également, d’ores et déjà, à un meeting avec Benoît Hamon, porte-parole du Parti socialiste, jeudi 23 février, à 20h.
Le coût du logement
15/01/12
Ce samedi des locataires de Planoise ont manifesté contre l’augmentation du coût de leur logement. N’ayant pu me rendre à cette mobilisation voici le courrier que je leur ai adressé :
« Vous allez à nouveau manifester ce samedi 14 janvier pour demander l’arrêt des hausses de loyer et de charges et pour limiter leur augmentation à 10 % en cas de rénovation, et plus localement, pour une annulation du rappel de charge 2009 pour Habitat 25.
Je n’ai, malheureusement, pas les moyens de répondre aux problèmes que vous soulevez et que vous vivez dans l’immédiat et votre mobilisation à ce sujet m’apparaît tout à fait légitime. Puisque je ne pourrai pas être présente à vos côtés à cette occasion, je souhaite par cette lettre vous donner mon point de vue sur cette situation.
La politique du logement conduite par l’État est aujourd’hui particulièrement défavorable aux offices HLM. Le budget national du logement d’environ 37 milliards d’euros, avait jusqu’alors pour priorité le logement public, le logement social. Ce n’est hélas plus le cas actuellement.
Le gouvernement a inversé cette priorité. Celle-ci est maintenant clairement en faveur du logement privé. Alors que 70 % du budget était consacré au logement public, aujourd’hui, nous n’en sommes plus qu’à 32 %, alors que 35 % est consacrée au locatif privé et 33 % aux propriétaires occupants. C’est donc 70 % de ce budget qui est désormais consacré au logement privé.
Parallèlement à ce retournement, on assiste à un sévère désengagement de l’État. Entre 2008 et 2011, les crédits d’aide à la construction sont passés de 800 à 473 millions d’euros (- 40 %) en application de la loi de programmation financière triennale votée par vos députés actuels.
Vous subissez ainsi largement les effets de cette politique antisociale du gouvernement, car les ressources des offices HLM sont, plus que jamais, presque réduites aux loyers que vous versez.
Conseillère générale et, à ce titre, administratrice d’Habitat 25, j’ai cherché, avec les autres membres du Conseil d’Administration, à faire en sorte que les hausses de loyer soient les plus contenues possibles, que la nouvelle charte de réhabilitation vous accorde la place qui est la vôtre en donnant le dernier mot aux locataires, que les logements rénovés ou nouveaux permettent des économies de charges, tout en permettant l’entretien du parc de logement pour vous et pour ceux qui vous succèderont.
J’ai bien conscience de la limite de mon courrier. Néanmoins, sachant que certains d’entre vous vivent des situations financières vraiment difficiles et parce que la préservation de votre niveau de vie m’importe, je tenais à vous dire que je comprends votre mobilisation et que j’en suis solidaire.
Barbara Romagnan
Conseillère générale du canton de Besancon-Planoise
Administratrice d’Habitat 25
Quotient familial : à lire
14/01/12
Dans la suite du débat sur l’évolution du quotient familial et de ma position que j’ai relayée ici, je vous invite à lire un article très intéressant que j’ai découvert sur le site d’Alternatives économiques.
Il s’agit de « Crédit d’impôt plutôt que quotient familial : une sacrée bonne idée ! », de Denis Clerc, économiste et fondateur d’Alternatives économiques. Il apporte un éclairage précieux sur les alternatives possibles au quotient familial, qui ne seraient en rien un frein à la natalité et avantagerait les familles modestes.
La réforme du quotient familial : une question de justice
12/01/12
L’annonce par François Hollande de sa volonté de remanier le quotient familial vient de déclencher les foudres de l’UMP et les commentaires ironiques de nombreux commentateurs. M. Sarkozy n’hésite pas à qualifier cette proposition de « folie ». Même si les modalités de cette réforme mériteraient d’être précisées, en quoi serait-elle scandaleuse ? Est-il anormal de vouloir mettre plus de justice dans un système injuste ?
En effet, il me semble utile de rappeler que, d’après le rapport de mai 2011 du Conseil des prélèvements obligatoires (CPO), 10 % des foyers les plus aisés bénéficient de 46 % de l’avantage fiscal, tandis que les 50 % les plus pauvres n’en bénéficient qu’à hauteur de 10 % !. François Hollande, candidat de gauche qui fait de la justice fiscale un élément central de son programme, propose donc très logiquement de le « moduler ».
Redonner plus à ceux qui en ont le plus besoin, non seulement ne me paraît pas scandaleux mais me semble le principe même d’une politique de gauche.
Le Chef de l’État annonce que cette mesure « aurait des conséquences absolument dramatiques pour la politique familiale de la nation ». Si le quotient familial créé à la fin de la guerre avait, en effet, l’objectif de favoriser la démographie, peut-on sérieusement penser que cela est aujourd’hui encore le cas ? La priorité de la politique familiale réside aujourd’hui davantage dans l’égalité entre les enfants, entre les parents, entre les hommes et les femmes, dans la conciliation des vies familiale et professionnelle, dans la qualité de l’éducation et en particulier des services d’accueil de la petite enfance (essentiels si l’on veut s’attaquer à la source des futures inégalités scolaires et sociales)…
Triple faute
19/12/11
Je vous recommande vivement la lecture de cet éditorial de Caroline Fourest, paru dans le journal Le Monde.
Si elle se confirme, la perte du triple A incitera peut-être à une sorte d’union nationale. Au moins temporairement. Le gouvernement en jouera pour éviter l’autocritique et se poser en recours. La tentation sera également grande de chercher des boucs émissaires extérieurs. Les agences de notation, les banques, les marchés.
Ils ont leur part de responsabilité. Il y a de quoi tousser en voyant notre économie dépendre d’agences de notation aussi peu fiables. Celles qui ont couvert les comptes truqués de la Grèce, par une note positive, n’ont pas été sanctionnées. Mais jouent les redresseurs de « A » vis-à-vis d’Etats qui doivent maintenant se porter au secours de la zone euro. Leur note fait penser à celle d’un jury de patins à glace. Partielle et gonflée. Pourtant, ce n’est pas le problème. Si injuste soit-elle, une note n’est qu’un reflet. Il doit nous permettre de regarder une certaine réalité en face. A savoir que sans dette, cette note n’aurait aucune valeur ni aucun impact.
« La faute aux marchés » est également un refrain tentant. N’est-ce pas cette économie devenue folle, où le capital a mangé le travail, où les algorithmes favorisent la spéculation sur la dette, sur nos vies, qui est au coeur du problème ? Si, bien sûr. Il faut ralentir cette machine infernale. Imaginer des coupe-feu, des boutons, et taxer ces transactions pour redonner des marges de manoeuvre aux Etats. Encore faut-il pour cela que ces derniers ne gaspillent pas leurs leviers nationaux et leurs dernières marges de manoeuvre. En creusant les déficits et en se mettant à la merci des marchés et des banques. Mais voilà qui nous amène, inévitablement, à la triple faute – politique – de ce gouvernement.
La première faute est morale : avoir creusé les déficits publics, tout en creusant les inégalités. Par des cadeaux fiscaux aux plus riches et même en allant jusqu’à supprimer une tranche de l’impôt sur le revenu. Cette forme d’ »évasion » fiscale organisée, antisociale, était déjà douteuse avant la crise. Elle est inqualifiable avec le recul.
La deuxième faute est idéologique : ne pas avoir profité du renflouement des banques en 2008 pour renforcer l’emprise de l’Etat sur le secteur financier et bancaire. Au lieu de prêter sans contrepartie, le gouvernement français aurait pu exiger des droits de veto ou prendre des participations qui auraient augmenté sa marge de manoeuvre vis-à-vis de ses créanciers. Aujourd’hui renflouées grâce aux mesures prises par l’Etat, celles-ci sont plus que jamais en position de force pour lui dicter ses conditions.
Mais la troisième faute est récente. De sommet en sommet européen, alors que l’Allemagne n’a cessé de souhaiter mettre les banques à contribution, le gouvernement français a freiné. Il en ressort un compromis bancal : l’austérité, mais sans taxe sur les dividendes bancaires permettant de renflouer les caisses des Etats européens. Du coup, où puiser ? Sur le dos des citoyens et des services publics.
Personne ne dit que l’effort ne doit pas aussi venir de là. Mais cet effort doit être mieux partagé, ou il sera injuste et révoltant. En plus d’être inefficace et mortifère pour le pouvoir d’achat et la relance.
Essayiste et journaliste, rédactrice en chef de la revue « ProChoix », Caroline Fourest est l’auteure notamment de La Dernière Utopie ( Grasset, 2009) et de Libres de le dire, avec Taslima Nasreen (Flammarion, 2010).
Elections législatives 2012 : « Désignée par les militants socialistes, je mesure la responsabilité qui est la mienne. »
2/12/11
Avec 119 voix sur 119 exprimées, les militants socialistes de la première circonscription du Doubs m’ont accordé leur confiance pour représenter nos valeurs, défendre notre projet et nos propositions lors des élections législatives des 10 et 17 juin 2012. Je tiens à leur adresser mes plus sincères remerciements, ainsi qu’à Gérard Galliot, Maire de Dannemarie-sur-Crète, Conseiller général du canton d’Audeux, qui a accepté d’être mon suppléant et de m’accompagner dans cette aventure.
Je mesure la responsabilité qui est la mienne, qui est la nôtre, dans cette période difficile où les crises se succèdent. Les plus fragiles d’entre nous les subissent d’autant plus, que la rigueur mise en place par le gouvernement ne s’applique essentiellement aux plus pauvres et aux salariés, sans remise en cause profonde du système financier et sans réforme fiscale permettant de réduire les écarts de revenus et de patrimoine.
Aujourd’hui plus que jamais, nous avons besoin de politique pour, à défaut de les éviter, faire face aux crises multiples qui frappent notre société. Pourtant, la politique aussi est en crise : abstention, repli identitaire, populisme, individualisme, rejet des élus… Je suis candidate parce que, pour moi, la politique doit faire contrepoids à la loi du plus fort, à la loi des marchés. Elle est l’outil qui permet d’agir en commun.
Un espoir de changement prend forme, autour de François Hollande et avec l’ensemble des candidates et des candidats qui porteront les valeurs de la gauche pour les législatives. Les défis écologiques, sociaux, culturels et démocratiques auxquels nous sommes confrontés nous obligent à articuler le global et le local. J’aurai donc à cœur d’appuyer mon travail sur la réalité de notre circonscription, à la fois urbaine et rurale. Les enjeux y sont très nombreux. D’une part les questions liées aux quartiers sensibles, cumulant pauvreté, inégalités d’accès à la santé, échec scolaire. D’autre part, les questions liées à l’espace péri-urbain, tant en matière d’agriculture que de transports et déplacements, d’urbanisme, de transition énergétique… Je serai attentive aux difficultés rencontrées par nos concitoyens afin d’y apporter des réponses par le travail parlementaire, mais aussi à la richesse des expériences novatrices et des atouts de notre territoire, aux côtés des syndicats, des associations, de la société civile. De même, comme je l’ai toujours défendu, je ne cumulerai pas les mandats. C’est un gage de confiance en la politique et un engagement concret en faveur du renouvellement et de la diversité.
Enfin, au moment où la droite se saisit de chacune de nos hésitations ou contradictions, je voudrais que nous gardions notre calme pour ne pas tomber dans le piège que nous tendent nos adversaires. Au delà de la relation parfois difficile avec les écologistes, ils sont objectivement nos alliés. Les militants, les sympathisants et les électeurs de nos deux formations partagent l’essentiel de leurs idées. Pour finir, n’oublions pas que François Hollande en aura besoin pour s’appuyer sur une majorité à l’Assemblée nationale et faire passer nos réformes, il en aura aussi besoin pour gagner l’élection présidentielle. C’est pourquoi, je m’engage résolument dans la défense de cet accord et propose une démarche unitaire à nos partenaires d’EE-LV, ainsi qu’un partenariat le plus étroit possible avec les autres formations de gauche.
Dès aujourd’hui, avec Gérard Galliot, je retourne à la rencontre des habitants de notre circonscription, comme je le fais régulièrement depuis plusieurs années. Ces échanges sont toujours enrichissants car chacun a une expertise sur la société et des solutions à proposer. C’est cette intelligence collective que nous mettrons en avant, là où, depuis 5 ans, Nicolas Sarkozy et son Gouvernement ne font qu’imposer des réformes non seulement injustes, car dures pour les plus fragiles, mais aussi inefficaces.
Bien à vous,
Barbara Romagnan
La lettre d’octobre 2011
19/11/11
Comme chaque année, je rends compte de mon mandat de Conseillère générale, grâce à une lettre distribuée aux habitants de Planoise et des Tilleroyes. J’ai distribué cette lettre au cours des dernières semaines. Je vous invite à la lire et à me faire part de vos remarques. Vous pouvez me contacter par courriel ou grâce au formulaire de contact sur ce site.
Immunité présidentielle
10/11/11
La chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris s’est opposée, lundi, à la poursuite de l’instruction dans l’affaire des sondages de l’Elysée. Cet arrêt du 7 novembre interrompt ainsi la procédure initiée par une plainte pour « délit de favoritisme » de l’association Anticor, après un rapport de la Cour des comptes pointant les dépenses excessives d’une convention de sondages d’opinion passée sans mise en concurrence entre l’Elysée et la société Publifact.
Les magistrats ont jugé en effet que l’instruction « conduirait à exercer une action ou à réaliser des actes d’information pouvant mettre en cause la responsabilité du chef de l’Etat ». Citant l’article 67 de la Constitution sur l’immunité présidentielle, elle souligne que le président ne pourrait pas « mener sa mission avec la sérénité nécessaire (…) si ses collaborateurs proches pouvaient être l’objet d’investigations sur des actes liés directement à (ses) actions ».
L’immunité pénale accordée au Président de la République est dès lors étendue à ses collaborateurs, qui étaient en l’espèce les signataires du marché en litige.
Cette décision, passée presque inaperçue, puisque il semble que seul Rue 89 ait relayé l’information dans la presse écrite, n’est pourtant pas anodine. On peut s’inquiéter en effet tout à la fois pour l’égalité devant la loi, pour les garanties de l’état de droit comme pour l’indépendance de la justice vis-à-vis de l’exécutif.


